Dans Les Bâtards de Sartre, Benoît Rayski canarde les enfants terribles de Jean-Paul Sartre et Frantz Fanon qui nous font marcher en plein délire tiers-mondiste. Soixante après la décolonisation, la repentance a assez duré. Entretien.


Causeur. Les Bâtards de Sartre, quel titre étrange !

Benoît Rayski. Ce livre vient d’un autre livre Les Damnés de la Terre de Frantz Fanon, avec une préface de Jean-Paul Sartre. Nous sommes dans les années 60. Dans sa préface, Sartre écrit : « Un Européen mort est un Européen libre. » Il s’agit tout simplement d’un appel au meurtre. Dans le livre, Fanon écrit, lui, que le rêve du colonisé c’est de prendre la maison du colon et de dormir dans le lit du colon, de préférence avec sa femme. Cela s’appelle un appel au viol. L’outrance des propos de Sartre et de Fanon est passée à l’époque comme une lettre à la poste. La colonisation, notre colonisation, n’avait pas été tendre. Hélas, depuis, Sartre et Fanon ont fait des petits. Des nains difformes comparés à ces deux géants détestables.

Parlez-nous de ces petits.

Il y a les bâtards de Sartre. Et les bâtards de Fanon. Ces derniers cultivent la haine du pays dans lequel ils vivent : les Indigènes de la République, le CRAN, des associations antiracistes, Rokhaya Diallo, Tariq Ramadan (heureusement dévalorisé de nos jours), Pascal Boniface qui fait couple avec le rappeur Médine. Pour eux le Français, le Blanc, est éternellement voué à être haï. Pour eux, l’islam est une religion préférable à toute autre. Nous avons été colonisateurs un jour : nous sommes colonisateurs pour toujours.

Et les bâtards de Sartre ?

Ils sont légion.  Il y en a dans les universités, dans les médias, dans l’édition, dans l’enseignement. Sartre aimait Fanon. Eux aiment ceux qui haïssent la France. Vous voulez des noms ? Ils sont dans mon livre : Edwy Plenel, Libération, Jauffret, Télérama, Virginie Despentes, L’Obs, et tant d’autres… Ils estiment que plus de soixante ans après nous n’avons pas assez expié pour la colonisation.

Êtes-vous en guerre contre eux ?

Pas vraiment. Le mépris me suffit. Ils disparaîtront et mourront de leur belle mort. La réalité aura raison d’eux. La réalité c’est la violence affreuse qui ravage les cités,  les horreurs de l’islamisme, les kalachnikovs, le trafic de drogue, les prêches haineux de certains imams… leur fin est actée.

Mais que voulez-vous au juste ?

Au temps de Louis XIV ? Il y eut une émeute place de Grève. Un officier fut envoyé avec la garde pour la mater. Il s’adressa à la foule : « J’ai reçu l’ordre de tirer sur la canaille, que les honnêtes gens se dispersent. » Les honnêtes gens se dispersèrent. Ne restèrent que quelques malandrins. Comme cet officier, je tire sur la canaille, la canaille bien-pensante. * 

Les Bâtards de Sartre, Benoit Rayski. Éditions Pierre-Guillaume de Roux.

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