Home Édition Abonné Antifas, LFI et militants de l’islam politique : les suppôts du pouvoir macronien


Antifas, LFI et militants de l’islam politique : les suppôts du pouvoir macronien

Antifas, LFI et militants de l’islam politique : les suppôts du pouvoir macronien
Un feu d'artifice utilisé comme projectile contre les forces de l'ordre par des manifestants contre la visite à Marseille d'Eric Zemmour, 26/11/2021 Daniel Cole/AP/SIPA

Et si tous ceux qui prétendent se révolter contre l’État macronien ne faisaient que servir les intérêts de ce dernier ? En réalité, ils s’en prennent surtout aux patriotes comme Zemmour qui sont les critiques les plus déterminés et les plus convaincants du pouvoir en place.  


On peut imaginer un vieux film de gangsters, où les « nervis » (dans le vieil argot, les hommes de main qui agissent au nom d’un donneur d’ordre pour menacer, brutaliser ou tuer) qui travaillent au service de leur gang, en intimidant les rivaux et les commerçants, servent surtout les intérêts de quelque chef suprême, que ce soit à leur insu ou non. C’est exactement ainsi que différentes organisations de l’extrême gauche et de l’islamogauchisme, des antifas aux militants de LFI et aux apologistes de l’islam politique, sont en réalité au service d’Emmanuel Macron.

Les antifas : les idiots utiles du macronisme

On a vu, à Nantes et à Marseille, les antifas se déchaîner contre Eric Zemmour, et contre son prétendu fascisme. A Nantes, caillassages, voitures brûlées, attaques contre la police. A Marseille, « comités d’accueil », cris et menaces, intimidation des habitants, restaurant et hôtel dégradés, journaliste frappée à coups de casques. Mais contre qui et contre quoi se battent ces gens ?

En réalité, à travers son message de « La France en danger », Eric Zemmour se révolte – et c’est l’une des raisons de son succès – contre la caste d’oligarques qui met la France en coupe réglée depuis 40 ans. La percée de l’islam en est l’une des clefs. On le sait bien maintenant : elle a été voulue et accompagnée pour hystériser, déclasser, diaboliser, puis guettoïser les patriotes, et les classes populaires. Même si la créature a tendance, aujourd’hui, à échapper des mains du Frankenstein étatique, il n’en reste pas moins que c’est sur cette architecture politique contre nature qu’a été construite la domination actuelle d’une certaine classe, qui dispose de ses avantages, de ses prébendes, de sa « pravda », et de ses « ronds de serviettes » aux tables du pouvoir. Une « société bloquée », immobile, pourrie, injuste et laxiste, détestée en réalité par les Français, que Zemmour tente de mettre par terre.

Or, si l’on y réfléchit, c’est cette société même que combattent, ou devraient combattre, les antifas. C’est le pouvoir actuel, l’incarnation de l’immobilisme arc-bouté sur ses privilèges, qui devrait être leur véritable ennemi, et tous ceux qui le critiquent devraient être leurs alliés. Pourquoi combattent-ils donc Eric Zemmour, sous le prétexte fallacieux qu’il serait « fasciste », puisqu’il poursuit, au fond, en partie du moins, le même objectif qu’eux ?

D’autres actions passées permettent de se poser la même question. En effet, on sait que les antifas ont aidé Emmanuel Macron à se débarrasser de la menace que faisaient peser sur lui les Gilets Jaunes. En s’infiltrant dans les manifestations, en déclenchant une violence largement étrangère à ce mouvement, ils ont réussi à le décrédibiliser. Ils ont joué la partie comme des supplétifs du pouvoir. Pourquoi l’avoir fait ?

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Le « principe de laxisme » de l’État est établi de longue main, puisqu’il n’a pas de politique propre, outre celle de défendre bec et ongles les intérêts de l’oligarchie dominante. Mais il a besoin, pour cela, en plus de ses serviteurs dans la haute administration, la justice, le monde des affaires ou les cercles intellectuels, d’un « cordon sanitaire » de nervis qui le protègent par la peur : des « hommes de main » chargés de terroriser, au besoin physiquement, les classes moyennes, celles qui seraient tentées d’écouter les élucubrations des « prophètes du changement », ceux qui critiquent trop le « système ». On peut imaginer un pacte tacite entre les antifas et le pouvoir (le « pacte de Notre-Dame-des-Landes »?), où le pouvoir leur dit : « Je ne vous combats que mollement. En contrepartie, vous me terrorisez tous ces citoyens indécis pour qu’ils se détournent de la droite ».

LFI : épouvantail de la bourgeoisie, allié des militants de l’islam politique

Le cas de LFI est différent, mais la démarche est similaire : dans notre pays embourgeoisé, même chez les catégories populaires, le discours marxiste révolutionnaire ne devrait même pas être audible. Il n’a en réalité aucune chance de percer. Ses adeptes n’existent que par deux éléments : l’un est leur « alliance » avec les islamistes, alors qu’ils n’ont rien en commun. L’autre élément, c’est précisément la mansuétude du pouvoir, qui fait preuve d’une certaine indulgence à leur égard. Mélenchon mérite d’être interdit de médias bien plus que Marine Le Pen qui est régulièrement dénoncée comme extrémiste. Or, il y pérore, ainsi que ses acolytes. C’est le triste spectacle auquel on a assisté à l’émission « Face à Baba » : non pas des militants qui « perdent leurs nerfs », comme cela a été dit, mais une tactique assumée d’intimidation psychologique et même physique. Heureusement qu’avec Zemmour et ses fidèles, ça ne marche pas. Mais avec d’autres ?

Quant aux militants de l’islam politique, leur premier objectif consiste à terroriser  les musulmans modestes, pour qu’ils ne résistent pas à la propagande et à l’embrigadement dans leurs quartiers. Et le deuxième, comme chez les antifas, est de menacer celles et ceux qui dénoncent publiquement leurs agissements. S’il le faut, ils les menacent de mort, comme Mila, Zineb, Christine Kelly,  Livre Noir, Zemmour, et tant d’autres, sans que les autorités ne semblent véritablement réagir.  On n’a qu’à remarquer la morgue, par exemple, d’un Yassine Belattar qui, accusé de harcèlement, de diffamation et de menaces de mort, semble totalement sûr de son impunité.

Ainsi, tandis que les antifas font monter la peur des soi-disant « fascistes » de la droite, les islamistes achèvent de délégitimer la gauche qui a abandonné les classes ouvrières au nom de la diversité et de l’ouverture aux étrangers – et tout cela au profit du centrisme macronien. En réalité, toutes ces « grandes gueules », antifas, militants LFI, activistes de l’islam politique, ressemblent plutôt à des révolutionnaires de salon (ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas dangereux). Ils ne servent qu’à instiller la peur, celle qui pousse les bourgeoisies inquiètes sous les ailes protectrices de l’État afin que, jamais, rien ne change. Nonobstant leur prétendue radicalité « anti-système », leur pureté marxiste ou islamique, ils servent, à leur insu ou en toute connaissance de cause, les intérêts de l’Élysée : ce sont les plus « vendus » de tous.


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