Le président Macron termine une visite d’État historique au Maroc. Analyse.
La visite officielle d’Emmanuel Macron au Maroc est un véritable succès diplomatique pour la France. Alors que les relations avec le royaume chérifien semblaient distendues depuis 2019, ce déplacement marque une nouvelle étape dans les relations franco-marocaines avec la signature d’accords économiques d’envergure.
Le 30 juillet, Emmanuel Macron décidait de reconnaître la souveraineté marocaine au Sahara. La date choisie était symbolique puisqu’elle coïncidait avec le 25ème anniversaire de la Fête du Trône, célébrant l’accession au pouvoir de Mohammed VI. Emmanuel Macron prenait alors un risque calculé vis-à-vis d’Alger, dont l’exécutif, en dépit de mains régulièrement tendues, se montre depuis plusieurs années rétif à un dialogue sain et apaisé. Le risque s’est avéré payant, comme en témoigne cette visite réussie qui a enthousiasmé un peuple marocain visiblement ravi de renouer une relation de bonne intelligence avec Paris. Ainsi, Emmanuel Macron a eu droit à une réception royale sur le tarmac de l’aéroport puis à une parade assez grandiose dans les rues de Rabat. Il s’est aussi exprimé devant le Parlement marocain où il a réaffirmé mardi que « le présent et l’avenir » du Sahara « s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine », précisant en outre que cette position n’était « hostile à personne ».
Nous aurions néanmoins tort de voir dans cette visite le signe d’une « réconciliation », puisqu’il s’agit plutôt d’un retour à la normale historique des deux pays depuis deux décennies déjà. Au cours des années 2000 puis 2010, le Maroc s’est transformé en profondeur,
