Parité obligatoire en politique, lois contre le « harcèlement », pénalisation des clients de prostituées… Le féminisme accouche ces temps-ci de mesures toujours plus contraignantes, punitives. Jusqu’où cela va-t-il aller ?

Je fais partie des gens qui se félicitent qu’on ne confonde plus le droit à la séduction et le droit de harceler, qui pousse des gens au suicide. De même, on ne peut pas confondre libertinage et prostitution, à cause du trafic. Ces lois ne me paraissent pas liberticides mais au contraire émancipatrices. Bien sûr, il y aura toujours des gens pour vous dire que l’esclavage volontaire c’est fantastique, que c’est un plaisir sadomasochiste qu’il faut respecter…

Esclavage volontaire, voilà un bel oxymore ! Que faites-vous des femmes qui souhaitent continuer à monnayer leur corps ? Pour les émanciper, il faut légiférer contre l’avis des intéressées ?

Dès 1998, il y a eu un débat au sein du féminisme sur la prostitution. Je faisais partie de celles qui, par tradition libertaire, étaient plutôt réticentes à l’idée de réprimer la prostitution volontaire… Mais j’ai évolué là-dessus.

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*Photo : Hannah Assouline

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Pascal Bories
est journaliste.est journaliste.
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