A peine nommé sélectionneur des Bleus, Zinedine Zidane a enfin trouvé quelques mots pour le journaliste Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis plus d’un an. La famille du journaliste l’avait pourtant sollicité à plusieurs reprises…
Nommé sélectionneur de l’équipe de France fin juillet, Zinedine Zidane s’est soudain rappelé qu’un journaliste français du magazine So Foot, Christophe Gleizes, était prisonnier en Algérie, et il a enfin trouvé quelques mots (mais pas trop forts, faut pas fâcher les autorités d’Alger) pour afficher sa compassion : « On espère qu’il puisse rentrer chez lui, je soutiens comme un parent Christophe Gleizes. » Alors qu’il est lui-même d’origine algérienne, d’ascendance kabyle, que le journaliste Christophe Gleizes a été condamné en juin 2025 à sept ans de prison à cause d’un reportage sur un club de football de Kabylie et que les parents de l’otage avaient, à Noël, interpellé Zizou pour qu’il intervienne auprès de l’Algérie (dont son fils Luca est le gardien de but), Zinedine Zidane n’avait jamais pipé mot… Sa nouvelle fonction lui a rendu l’organe, sa nomination lui a rafraîchi la mémoire, mais Zidane est souvent sujet à des amnésies partielles, peut-être les séquelles du coup de tête qu’il avait donné un soir de juillet 2006…
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Né à Marseille, mais n’ayant jamais porté le maillot de l’OM, il avait ainsi promis qu’une fois sa carrière terminée, il serait reconnaissant envers sa ville natale : en 2009, il annonçait la création à Marseille d’un centre de foot loisir, avec des aires où jouer à cinq contre cinq, principalement destiné aux jeunes défavorisés des quartiers nord. Le maire de l’époque, Jean-Claude Gaudin, offrait alors un vaste terrain à Zizou, mais ce dernier estimait que les frais de viabilisation de la parcelle étaient trop élevés. Il oubliait ses promesses, préférant alors installer son club de loisir à Aix-en-Provence, au bénéfice d’une lucrative clientèle composée d’étudiants aisés et de jeunes cadres dynamiques… Aujourd’hui, à Marseille, l’image de Zidane n’est plus qu’un souvenir. La nouvelle mairie, d’extrême gauche, a fait effacer son portrait géant affiché sur la Corniche. Elle lui a substitué une fresque de 100 mètres carrés dédiée à SOS Méditerranée, l’ONG qui repêche les migrants recalés aux frontières.




