Selon leur instigatrice Rokhaya Diallo, « les Y’a bon Awards ont pour mission de débusquer des propos racistes tenus par des gens qui ne sont pas ouvertement racistes, le racisme invisible et toléré ». Des Césars du racisme, en somme, décernés par un jury d’arbitres des élégances, qui traquent la bête immonde partout où elle peut se nicher, c’est-à-dire dès que s’esquisse le début d’embryon de doute à propos de l’immigration ou de l’islam.

Lundi, en pleine affaire de Montauban et de Toulouse, alors que la quasi-totalité des candidats à la présidentielle suspendaient leur campagne, l’association de Mlle Diallo, Les Indivisibles, festoyait à Paris en épinglant son lot de boucs émissaires médiatiques.

Pêle-mêle, l’UMP, nos confrères Christophe Barbier, Sylvie-Pierre Brossolette ou encore Caroline Fourest se sont vus fustigés pour incarner cette France frileuse, islamophobe et raciste qui fleure bon l’AOF et l’AEF d’antan. On regrettera que Florence Aubenas, ex otage en Iraq, ait participé à ce quarteron d’ « antiracistes » le couteau entre les dents et n’ait pas tiqué, par une solidarité élémentaire, lorsque ses confrères journalistes (qui s’étaient massivement mobilisés pour sa libération) ont été désignés par la vindicte y’a bonesque.

On reviendra bientôt plus avant sur le fond des arguments « indivisibles » mais, outre l’absence de diversité des lauréats (le raciste n’étant, par définition, que blanc et « souchien », selon le mot fleuri de Houria Bouteldja), nous ne soulignerons jamais assez la décence des Indivisibles, qui ont cru bon de maintenir leur petite sauterie alors qu’un forcené salafiste terrorisait la région toulousaine. Vous me direz, on est toujours le « raciste » de quelqu’un d’autre…

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