Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, décembre 2016. SIPA. AP21993021_000001

Tant qu’il ne s’explique pas, Israël se met dans son tort aux yeux du monde et risque d’être de plus en plus isolé, parce qu’il y a effectivement contradiction entre l’extension des implantations et la politique des deux États.

Il ne sert à rien d’objecter – à juste titre –  qu’Israël a gelé les implantations sans que cela ait fait revenir les Palestiniens à la table des négociations, preuve que les Palestiniens veulent le gel, mais sans accepter en échange de reconnaître l’État d’Israël.

Il ne sert à rien non plus de rappeler cette vérité, que la guerre menée contre Israël a commencé bien avant 1967 et donc avant l’extension territoriale qui s’en est suivie, parce que c’est en réalité une guerre sainte arabo-islamique contre l’existence d’un État juif.

Cela ne sert à rien parce que l‘opinion publique internationale ne comprend d’autant moins pourquoi les Israéliens  redoutent  la création d’un État palestinien que les Israéliens ne le disent pas.

L’ « israélisation » des démocraties: un atout pour Israël?

À  cause de ce silence, l’isolement d’Israël s’aggrave, et il est à craindre que la conférence de Paris ne prenne des décisions unilatérales lourdes de conséquences pour le pays agressé.

Et pourtant, quelque chose a changé qui devrait faire comprendre aux Israéliens qu’ils peuvent enfin dire la vérité et être compris.

Ce quelque chose qui change la donne, c’est qu’en raison de la guerre de l’islamisme terroriste contre les pays démocratiques, ces pays sont en voie d’ « israélisation ».

Et cela peut grandement les aider à comprendre Israël, pourvu qu’Israël mette les points sur les « i ».

Qu’il dise pourquoi il a tout lieu de craindre qu’un État palestinien indépendant et voisin de palier ne devienne un nouveau Gaza.

Qu’Israël demande aux pays qui participent à la conférence de Paris s’ils prendraient le risque d’installer un État arabo-islamiste indépendant et souverain à trois stations de métro du lieu de la conférence, ce qui se produirait si Paris devenait la capitale de deux États.

Qu’Israël expose les conditions préalables qu’il pose à la création d’un État palestinien, qu’il précise toutes les mesures sans lesquelles la sécurité d’Israël ne serait pas protégée dans sa sécurité et dans son existence même. Quoi de plus légitime que de protéger son existence ?

Dans le monde d’aujourd’hui, il se peut que cette façon d’aborder le problème soit de plus en plus compréhensible par les pays qui sont victimes de l’islamisme terroriste. Il fait qu’à quelque chose malheur est bon, comme disent les optimistes.