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Génération trans: sauvez les enfants!

Génération trans: sauvez les enfants!
Columbus, Ohia, juin 2021 © SOPA Images/SIPA

Elisabeth Lévy présente notre dossier du mois de mai.


Au départ, cela semblait être une de ces lubies portées par des groupuscules bruyants mais ultra-minoritaires qui entendaient étendre les limites de la libération sexuelle. Quand l’acronyme LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans) s’est imposé dans le langage public, on n’a pas compris qu’en s’arrimant à la lutte homosexuelle, c’est-à-dire en mettant sur le même plan ce qu’on fait (l’orientation sexuelle) et ce qu’on est (ce qu’on appelle désormais l’identité de genre), la cause trans allait devenir une des composantes de la panoplie du progressisme. Aujourd’hui, la transidentité est une mode qui fait fureur dans les collèges et lycées, un des vecteurs de la rébellion adolescente. Et ce que veulent les promoteurs de cette révolution anthropologique, c’est qu’elle devienne une norme parmi d’autres.

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Qu’on ne se méprenne pas. Tout d’abord, on peut effectivement considérer comme un progrès le fait que chacun puisse jouer avec les rôles sexués ancrés dans les comportements sociaux, autrement dit, que l’on puisse être une femme masculine (un garçon manqué, disait-on autrefois) ou un homme efféminé. Une femme peut être général et un homme strip-teaser, et c’est très bien.

D’autre part, aussi mystérieux que cela soit pour la grande majorité des humains, qui considèrent leur sexe de naissance comme un élément stable et structurant de leur identité, il existe, sans doute depuis toujours, des individus qui paraissent avoir subi une sorte d’erreur d’aiguillage et qui sont, depuis leur plus tendre enfance, attirés par les attributs de l’autre sexe. Tant mieux si la médecine leur permet de mettre en accord leur corps et leur psychisme – s’ils sont prêts à endurer les souffrances afférentes, c’est sans doute qu’il y a là quelque chose de vital. Que la société se montre plus tolérante avec leur singularité, fort bien.

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Seulement, nous n’en sommes plus là. Financé par des milliardaires, soutenu par les institutions,  encensé par de nombreux médias, le lobby trans s’emploie désormais à convaincre les adolescents – et particulièrement les adolescentes – que la fluidité du genre est l’état naturel de l’humanité. « Chacun est ce qu’il veut être », proclamait il y a peu Élisabeth Moreno, ministre du gouvernement Castex. Et s’il se trouve quelques psychanalystes et intellectuels courageux pour sonner l’alarme, l’école accompagne le mouvement et les parents sont de plus en plus désarmés face au rouleau compresseur de ce nouvel avatar du politiquement correct. Peut-être est-il trop tard pour s’y opposer. Dénoncer cette folie qui promet d’engendrer bien plus de souffrances qu’elle n’en apaisera n’en est pas moins un impératif moral.


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Mai 2022 - Causeur #101

Article extrait du Magazine Causeur


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Fondatrice et directrice de la rédaction de Causeur. Journaliste, elle est chroniqueuse sur CNews, Sud Radio... Auparavant, Elisabeth Lévy a notamment collaboré à Marianne, au Figaro Magazine, à France Culture et aux émissions de télévision de Franz-Olivier Giesbert (France 2). Elle est l’auteur de plusieurs essais, dont le dernier "Les rien-pensants" (Cerf), est sorti en 2017.

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