Malgré ses recettes impressionnantes et un nombre d’utilisateurs en hausse, l’empire Facebook commence à montrer des signes de faiblesse.


« Mais où sont les médias sociaux d’antan ? » pourrait chanter quelque Villon moderne. Bebo, Capazoo, Friendster, Google+, Orkut, Yik Yak… qui connaît aujourd’hui ces noms représentant un échantillon des nombreuses plates-formes sociales dévorées par le Béhémoth, Facebook ? Même MySpace, le plus grand réseau social dans le monde entre 2005 et 2008, n’est plus que l’ombre de lui-même. Réunissant un plus grand nombre d’utilisateurs que la population de n’importe quel pays (2,3 milliards), dégageant des bénéfices mirifiques grâce à la recette de ses publicités ciblées (plus de 16,6 milliards de dollars en 2018) et se préparant à lancer sa propre cryptomonnaie, Libra, Facebook n’est pas une nation, mais un empire. Pourtant, les premiers signes de faiblesse indiquent que le plus vaste des médias sociaux pourrait un jour suivre ses anciens rivaux dans l’oubli.

Certes, le nombre des utilisateurs semble augmenter, mais c’est grâce aux nouvelles recrues dans les pays en développement. Dans les pays développés, le nombre stagne ou baisse et c’est de ceux-là que Facebook tire la plupart de ses bénéfices. Depuis 2017, Facebook a perdu 15 millions d’utilisateurs américains. Plus crucial encore, le volume d’activité aux États-Unis et en Europe, c’est-à-dire le nombre de « posts », de partages et de « likes » est en train de chuter. Certains utilisateurs, en particulier dans les jeunes générations, suppriment l’appli de leur smartphone. Pour l’instant, cela n’a pas douché l’enthousiasme des annon

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Octobre 2019 - Causeur #72

Article extrait du Magazine Causeur

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