Oui, il faut répondre systématiquement aux provocations du soi-disant « féminisme islamiste » !


Pour la énième fois, en l’occurrence à l’occasion de l’audition de la vice-présidente de l’UNEF(1) dans une commission de l’Assemblée nationale, le militantisme islamiste s’est manifesté avec succès : les démocrates se divisent sur l’attitude à adopter face à « la provocation » de la femme voilée, voire pire, d’aucuns considèrent comme une provocation l’attitude des députés qui ont exprimé leur désaccord en sortant de la salle de réunion. Pour ces partisans de « la tolérance », soit il ne faut nullement voir une provocation dans « la tenue vestimentaire » de Maryam Pougetoux, soit il faudrait faire le gros dos pour ne pas « envenimer les choses ». Car après tout, « cette jeune fille n’a rien fait d’illégal » et par conséquent il n’y à rien à redire à son hidjab (vert de surcroît), estiment-ils.

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Cette naïveté ou cette mauvaise foi persistante est pour le moins sidérante, alors que l’islamisme, ou « islam politique », est à l’offensive depuis plusieurs décennies. Son but, rappelons-le, est double : d’une part, la ré-islamisation des pays dits de « culture musulmane », partiellement laïcisés par des régimes nationalistes autoritaires (au Maghreb, au Moyen Orient, en Asie) ou « mal islamisés », notamment en Afrique de l’ouest où un certain syncrétisme atténue le rigorisme des pratiques religieuses musulmanes, et d’autre part, l’islamisation de l’Occident et des espaces non musulmans en Afrique. Le voilement du corps des femmes est partout (de Tombouctou à Karachi, de Marseille à Tunis, de Téhéran à  Stockholm) la marque de la progression de l’islamisme par les armes et par le verbe.  Dans les pays où il a gagné le pouvoir, le voilement est imposé par la violence et la répression, dans les pays à conquérir, le voile sous les formes les plus diverses s’impose insidieusement par la persuasion et la victimisation (du « simple foulard » à la burqa en passant par le niqab, le hidjab et même le burqini), l’effet de mode et la revendication à l’autonomie de la jeunesse, mais aussi la menace suggérée et la « mise au pas » musclée. 

Subversion

L’islamisme use en effet de toutes les armes pour venir à ses fins : gagner l’hégémonie dans les

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