Le Tour de France 2019 est passionnant. Une victoire française est possible.


Haut les cœurs ! Nous vivons un Tour de France fantastique, les coureurs français sont flamboyants et honorent chaque jour la compétition et notre beau pays. 

Alaphilippe, Pinot, Barguil, Gesbert, Gaudu, un festival français ce samedi

Ce Tour est certainement le plus beau depuis celui gagné par le champion italien Vincenzo Nibali en 2014 et ceux gagnés par les champions de légende : Eddy Merckx, Bernard Hinault, Greg LeMond, Bernard Thévenet, Jacques Anquetil, Louison Bobet, Fausto Coppi, Gino Bartali (mon champion préféré, gagnant deux Tours de France à dix ans d’intervalle, une performance jamais égalée, en 1938 et 1948)… Les années Indurain, Armstrong, Froome et Sky où régnait une course – pour la victoire au classement général – calculée et tenue par une équipe très forte au service d’un coureur excellent en contre-la-montre et bon grimpeur nous ont vite et beaucoup ennuyées. Heureusement, il y avait les baroudeurs et grimpeurs attaquants (Pantani, Virenque, Chavanel, Barguil, Bardet, Pinot, Nibali, Contador). 

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Ce tour 2019 est celui de l’audace des attaquants, une audace qui paye : Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) a remporté deux étapes dont le contre-la-montre, a conquis le maillot jaune vaillamment, et, au soir de l’étape du Tourmalet, est toujours maillot jaune et accroit son avance sur le Gallois Geraint Thomas (Inéos) et sur tous ses rivaux en terminant deuxième au sommet derrière Thibaut Pinot (Groupama FDJ), vainqueur flamboyant qui a su dominer tous les favoris soutenu par le train d’enfer emmené par son jeune équipier David Gaudu. L’étape avait commencé par une échappée lancée par Vincenzo Nibali (Barhain Merida) et Peter Sagan (Bora Hansgohe) dans laquelle le Français Elie Gesbert (Arkéa Samsic) s’illustrait en attaquant au pied du Tourmalet avant d’être rejoint par un groupe des favoris fortement réduit par le rythme infernal imposé par l’équipe Movistar des Espagnols Valverde et  Landa et de leur leader colombien Quintana qui n’ont pas été récompensés. Bien au contraire, Quintana a lâché prise dans les lacets du col mythique. À 10 km de l’arrivée, notre jeune champion de France Warren Barguil (Arkéa Samsic) attaquait mais était vite repris par le rythme imposé par Gaudu, Pinot et les coureurs de l’équipe Jumbo Visma, les Néo-zélandais Bennett et les Néerlandais De Plus et Kruijswijk. 

Encore une semaine passionnante

Dans le dernier kilomètre, Thibaut Pinot s’imposait de belle manière en lâchant tous ses concurrents et Julain Alaphilippe remportait le sprint pour la deuxième place terminant à 6 secondes du vainqueur devant Kruijswijk. Quant au britannique Geraint Thomas, il concédait 36 secondes de retard. Le Tour de France est loin d’être terminé, il reste une semaine de course très dure avec dès ce dimanche 21 juillet un parcours affichant plus de 4000 mètres de dénivelé entre Limoux et Foix-Prat d’Albis avec deux cols terribles, le Port de Lers et le Mur de Péguère et une montée finale difficile vers l’arrivée. Après la journée de repos bien méritée de lundi et une étape plus tranquille mardi, quatre étapes de montagne difficiles attendent les coureurs dans les Alpes. 

La bataille risque de faire rage entre Thomas, Bernal (Colombie), Kruijswijk, Buchmann (Allemagne)… Nos vaillants Français Alaphilippe, Pinot et Barguil devront briller et remettre du cœur à l’ouvrage pour gagner des étapes et que l’un d’entre-eux ramène la tunique jaune à Paris.

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Jacques Déniel
est directeur de cinéma.est directeur de cinéma.
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