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[Vos années Causeur] Vive la presse et surtout, surtout, vive Causeur

Nos lecteurs expriment leur amour pour leur magazine préféré

[Vos années Causeur] Vive la presse et surtout, surtout, vive Causeur
© Causeur

À l’occasion de notre numéro 100, Georges Dumas vous parle de ses années Causeur…


J’aurais beaucoup aimé pouvoir me vanter d’avoir suivi l’aventure de Causeur dès le premier numéro, mais ce serait un mensonge.

Néanmoins, après neuf années de lecture continue, je considère que j’appartiens à la vieille garde. C’est la couverture du sixième numéro qui m’a littéralement arrêté tandis que je marchais dans les couloirs du métro République à Paris. Un souvenir indélébile. On y voyait un drapeau bleu blanc rouge inachevé en laine, avec deux aiguilles à tricoter de chaque côté, et pour titre : « La France à la carte ». Comment un magazine osait-il une telle couverture?

Piqué par une curiosité que je n’avais pas ressentie depuis longtemps, je suis entré dans le Relay et me suis approché pour ouvrir ce mensuel dont je n’avais jamais entendu parler et voir si le contenu paraissait à la hauteur de sa couverture accrocheuse, ou s’il s’agissait juste d’une infographie provocatrice comme les newsmagazines en font de temps en temps pour attirer l’attention.

Deuxième surprise : rien ne semblait à jeter de toutes les pages intérieures, et en plus il n’y avait pas de publicité ! J’ai donc tout naturellement acheté ce premier numéro, mettant sans le savoir le doigt dans un engrenage infernal puisque, outre que je n’en ai manqué aucun depuis, je me suis laissé prendre dans les rets du groupuscule de presse de Gil Mihaely en m’abonnant plus tard à Conflits et à Transitions & Énergies

A ne pas manquer, notre numéro 100 est disponible à la vente

Si je me souviens si bien de ce numéro 6 de Causeur, c’est aussi parce que je l’ai lu sur mon stand d’un salon artistique au Pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne et que j’ai vu les regards torves de certains de mes confrères artistes lorsqu’ils me rendaient visite (le public était peu nombreux et laissait le temps de faire autre chose…). J’ai senti qu’être photographe plasticien et ne « pas être d’accord » ne faisaient pas très bon ménage au sein d’une communauté ancrée à gauche de manière quasi monolithique.

Ce qui ne m’a pas empêché, quelques années plus tard, d’aller rendre visite à Pierre Lamalattie accompagné du directeur de ce salon : tous deux se connaissaient de longue date et, lorsque j’avais dit à quel point je me régalais des articles de ce collaborateur régulier de Causeur, un rendez-vous fut pris pour le rencontrer et essayer de le faire écrire sur le mouvement photographique que nous avions lancé quelques mois auparavant.

Depuis octobre 2013, je suis donc un lecteur fidèle de Causeur, sur papier et en ligne, et je me réjouis que cet espace de liberté existe dans un paysage médiatique étouffant de conformisme. Je lis le magazine de la première à la dernière page sans jamais rien sauter, même les éditos politiques de Jérôme Leroy qui me donnent de la tachycardie. En précisant que Causeur sans lui ne serait pas Causeur et que j’espère le lire encore longtemps car, outre la ligne « politique » de ma publication préférée, c’est sa section culturelle (dont il est responsable) qui me la rend aussi chère qu’indispensable.


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