Laurent Ruquier l’a annoncé sur Twitter: c’est Charles Consigny, l’éditorialiste du Point et des « Grandes Gueules » de RMC, qui remplacera Yann Moix à la rentrée dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2. 


Ce ne sera ni Raphaël Enthoven, ni Elisabeth Lévy, dommage ! Ni même Claire Chazal, do… donc. Mais tout de même, l’arrivée de Charles Consigny « chez Ruquier » donne des raisons de se réjouir. Façon Topito, un site de sa génération, en voilà sept d’applaudir la promotion de l’avocat-polémiste dans la cruelle arène de France 2.

1. Une vraie surprise 

Comme chaque année, le marché des transferts de l’audiovisuel est l’occasion de s’assurer du pluralisme de nos télés. Les places ne sont pas interchangeables tant les antennes sont variées. Sinon Yann Barthès aurait pu passer de Canal + à TF1. Et cette année, François Lenglet passerait de France 2 à TF1, et Bruce Toussaint à BFMTV, après France 5 et France Info.

Au sein d’une télé où dominent les positions économiques de centre-gauche et le libéralisme sociétal, Charles Consigny fait figure d’exception en se revendiquant « de droite ».

2. Il a cloué le bec à Caroline de Haas

3. C’est la dernière chance d’On n’est pas couché (ONPC) 

La formule de Laurent Ruquier et Catherine Barma lasse. Les audiences de l’émission du samedi soir déclinent depuis plusieurs années. En se prenant tant au sérieux tout en se revendiquant « de divertissement », ONPC nous fait regretter les années Ardisson. En intégrant un chroniqueur de 28 ans, Laurent Ruquier tente de rajeunir son émission vieillissante. Il pourrait aussi la raccourcir… ou bien passer la main.

4. ONPC avait un besoin impérieux de se rééquilibrer politiquement

Entre l’ancien « prolétaire » havrais Ruquier, le consternant écrivain maudit Angot et l’Abbé Moix et ses intellectuels migrants, l’émission a vraiment penché à gauche cette saison. Elle est devenue, pour ses détracteurs, le symbole de l’entre soi bourgeois et parisien. Si Charles Consigny n’est pas franchement un provincial, il apportera un son de cloche politique dissonant.

5. Mi-réactionnaire, mi-libéral, il peut être surprenant

Un temps associé à Boutin, un temps exalté sarkozyste, assurément libéral économiquement, ses interventions récentes aux « Grandes Gueules » ont montré qu’il peut mettre de l’eau dans son vin. Il ne s’opposera pas systématiquement à Emmanuel Macron comme il pouvait le faire par principe à la politique de François Hollande. Bref, Charles Consigny déroute.

6. On ne le lisait plus, on va pouvoir faire le point sur ce qu’il pense

Il a parlé politique dans une chronique souvent acide dans Le Point pendant des années. Depuis plusieurs mois, la collaboration avec l’hebdomadaire s’était amenuisée. Ses interventions limitées aux « Grandes Gueules » du vendredi ne permettent plus trop de savoir comment il a évolué sur certains sujets.

7. Samedi dernier, il aurait défendu Nicolas Dupont-Aignan !

Lors de la dernière émission d’ONPC, samedi 23 juin, le président de Debout la France a passé un sale moment. Condamnation morale et fascisation : le député a été lynché. Si Charles Consigny n’apprécie pas franchement les politiques catalogués comme « populistes », il aurait probablement pris la défense du député face à cette déplorable indignation généralisée.

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