Madame,

La France vous a choisie pour représenter notre pays à la prochaine Biennale de Venise.

Après que votre proximité avec le BDS ait été dénoncée, vous affirmez aujourd’hui « haut et fort » n’avoir jamais eu d’accointance avec ce mouvement nauséabond et vous opposer à lui ainsi qu’à toute action de boycott.

Si certains intellectuels (Mme Maya Nahum, Bernard-Henri Levy) qui se sont inquiétés de votre alliance au BDS(1) se réjouissent de votre retrait, vous ne pouvez-vous dédouaner avec quelques paroles. Car, Madame, vous oubliez vite ! Comme l’avait affirmé Oscar Wilde,  « L’oubli de ses propres fautes est la plus sûre des absolutions »…

Sauf que certains éléments devraient rafraichir votre mémoire.

Relire: Pourquoi Zineb Sedira ne doit pas représenter la France à la Biennale de Venise

On peut commencer par cette article de presse de l’époque https://web.archive.org/web/20190723145515/https://www.huffpostmaghreb.com/2017/06/24/story_n_17282442.html ainsi que cette lettre que vous avez signée et dont vous avez demandé la diffusion

Enfin votre profil Facebook affichait sur votre page d’accueil, en 2017 :

sedira1

sedira2Il est bel et bien fait référence dans les commentaires de cette page Facebook à une décision politique de boycott et au BDS comme la raison de retraits de vos œuvres et non pas, comme vous le prétendez aujourd’hui, de problèmes d’ordre technique concernant les conditions de leur installation en Israël. Ailleurs sur Facebook, vous avez même confirmé la motivation du retrait des dites œuvres prêtées au musée israélien en écrivant : « me too Reem(2) ! I have withdrawn my work and posted a statement  signed by Bouchra and Yto !! thanks for sharing ! xx »

sedira3

sedira4Vous prétendez avoir été « instrumentalisée » par le BDS et vous voulez sincèrement faire preuve de repentir ? Dont acte !

Acceptez alors de vous faire interviewer par la chaine de télévision I24 sur le mouvement BDS et sur les conditions de votre retrait de la Biennale en Méditerranée avec un débat contradictoire, face aux témoins des faits. Engagez vous à exposer dans l’année vos œuvres en Israël sans restriction.

Enfin, écrivez une lettre ouverte au BDS pour leur interdire d’utiliser votre nom à des fins de propagande pour boycotter Israël.

À ces conditions seulement, nous pourrons croire, Madame, à la réalité de votre repentir.

Odile Madar Cohen

Lire la suite