Tout n’est pas clair comme de l’eau de roche chez Leni Riefenstahl, c’est le moins qu’on puisse dire. Un documentaire en salles retrace le singulier parcours de la cinéaste d’Hitler, mais se complait un peu trop à rappeler ses redoutables ambiguïtés – alors que son œuvre artistique mériterait aussi qu’on s’y intéresse.
Qui s’attendrait à un documentaire racontant de façon linéaire la très longue vie de Leni Riefenstahl, ou se risquant à une analyse critique de son esthétique cinématographique sera déçu. Il s’agit ici, globalement, de dresser d’elle le portrait à charge qu’on pouvait attendre, en 2024, d’un documentariste allemand. Portrait délibérément concocté, beaucoup moins sur la base de sa filmographie, qu’ à partir d’une double source : d’une part le fond personnel de l’artiste disparue en 2003 à l’âge de 101 ans, masse de documents considérable, aujourd’hui détenue par la Fondation
