Il ne manquait plus que lui ! Notre chroniqueur, sans attaches du côté du RN, jamais encarté où que ce soit, revient sur les réquisitions du Parquet qui cherche à toute force à rendre Marine Le Pen inéligible. Alors que de l’aveu même de son procureur, qui manque de preuves, ça lui ferait mal de ne pas inculper les prévenus.
On se souvient de la formule de Pascal : « La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. » Sans doute correspondait-elle à ce XVIIe siècle où le pouvoir prospérait dans l’arbitraire : vous aviez déplu, on vous mettait à la Bastille. Ou, comme Fouquet, à Pignerol pendant 18 ans — il y faisait frais, surtout dans ce petit âge glaciaire.
Alléluia, nous avons trouvé un jour la démocratie sous un sapin de Noël, et nous vivons désormais en des temps où la justice et la force vivent en harmonie…
Qui le croit ? Même si le destin politique de Marine Le Pen est un détail de l’histoire contemporaine, il faut bien reconnaître que le réquisitoire du récent procès de la dirigeante du RN et de quelques attachés parlementaires, tous accusés de détournements de fonds européens, marque le retour en fanfare de la force, qui ne s’est jamais trop souciée de la justice, sinon pour soigner les apparences.
Faut-il que la possibilité d’un renversement de l’ordre établi par une conjugaison de
