La crise sanitaire que nous traversons est une expérience d’Henri Laborit géante


La gestion de la crise du Covid-19 par les autorités politiques rappelle les fameuses expériences d’Henri Laborit, dans les années 1970, sur l’inhibition de l’action chez les rats(1). On peut dire que dans les deux phases de la maladie (épidémie et post-épidémie), les citoyens se sont trouvés « piégés comme des rats ».

Rappelons le schéma de ces expériences :

  1. Un rat est placé seul dans une cage avec un plancher grillagé qui peut lui envoyer des chocs électriques. Un signal sonore et un flash lumineux précèdent de quatre secondes le courant électrique. Le rat peut fuir dans un compartiment accessible par une porte ouverte.

Le rat apprend très vite la relation temporelle entre les signaux sonores et lumineux et la décharge électrique qu’il reçoit dans les pattes. Il ne tarde pas à éviter cette « punition » en passant dans le compartiment adjacent. Le même mécanisme se déclenche dans l’autre partie de la cage et le rat doit alors parcourir le chemin inverse.

Soumis à ce va et vient pendant dix minutes par jour pendant huit jours consécutifs son état biologique reste bon.

  1. Dans une autre expérience, la porte de communication avec le deuxième compartiment est fermée. Le rat subit donc les chocs électriques sans pouvoir s’enfuir.

Au huitième jour, les examens biologiques révèlent une chute de poids importante, une hypertension artérielle qui persiste plusieurs semaines et de multiples lésions ulcéreuses de l’estomac.

  1. Dans une autre expérience on place deux rats dans la cage dont la porte de sortie est bloquée. Ils subissent les chocs électriques sans pouvoir s’enfuir. A ce moment ils commencent à se battre, se mordre et se griffer.

Après une expérimentation d’une durée analogue aux autres phases, leur état biologique excellent, à part les morsures et les griffures.

Conclusion : un rat isolé soumis à un stress sans possibilité de fuite ou de lutte tombe malade. Son angoisse engendre des maladies physiques.

Les ratés de la crise du Covid ont mis les populations dans une situation analogue à celle de ces rats.

A) Pendant l’épidémie, c’est-à-dire la phase où un grand nombre de personnes sont tombées malades en peu de temps (mars-avril), le gouvernement a rationné ou même interdit les masques, les tests, et les traitements. Toutes les issues, les moyens d’échapper à l’angoisse étaient bloqués.

Rappelons-nous ces médecins barricadés dans leur cabinet, ces nombreuses personnes âgées décédées dans les institutions pour personnes âgées sans avoir accès aux hôpitaux, ainsi que les malades rejetés par les hôpitaux parce qu’ils n’étaient pas assez malades et qui sont morts ensuite.

La population confinée se trouvait dans le même état d’impuissance que le rat enfermé sans possibilité de fuir.

B) Dans la phase post-épidémique où nous sommes aujourd’hui, alors que le nombre de malades et de morts a fortement décru, la liberté des populations continue à être fortement inhibée.

Le masque déconseillé est devenu obligatoire, les tests sont multipliés sans que l’on fasse clairement la distinction entre les cas positifs et les malades. La vie sociale reste largement paralysée (voyages, cultures), et soumise à des décisions arbitraires et versatiles.

La population reste angoissée sans possibilité de fuir un virus insaisissable, dont la menace est exagérée par la confusion entretenue entre maladie et test positif.

On a fini par persuader les gens que l’épidémie ne pourrait s’achever que par la découverte d’un vaccin, ce qui revient à leur faire miroiter une bouée de sauvetage virtuelle.

Il n’est donc pas étonnant d’observer une élévation de l’agressivité, comme dans l’expérience de Laborit. Ceux qui ont le bon sens de ne pas porter constamment le masque se font traiter dans la rue d’égoïstes et de criminels.

Ceci explique également l’étonnante agressivité de certains contre le professeur Raoult, qu’on a vu maltraité en audience publique par des sénateurs français, alors que son traitement est pratiqué dans des régions occupées par… 4,5 milliards d’individus.

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