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Quand le coronavirus met la bière sous pression

Quand le coronavirus met la bière sous pression
© Yichuan Cao/Sipa USA/SIPA Numéro de reportage: SIPAUSA30204901_000001

Les Chinois sont de gros buveurs. De plus, la marque Corona est victime du bad buzz.


Jeudi 27 février, le leader mondial de la bière Anheuser-Busch InBev a publié des profits plus faibles qu’attendus pour le quatrième trimestre 2019. Mais ce sont les perspectives 2020 qui ont déçu, à cause de l’impact négatif du COVID-19 (Corona Virus Disease 2019).

D’après le brasseur, l’épidémie a entraîné une perte d’EBITDA d’environ 170 millions de dollars en Chine pour les deux premiers mois de 2020. Au premier trimestre 2020, le brasseur s’attend ainsi à un recul de son EBITDA de 10%. L’action a clôturé en baisse de -11%, effaçant ainsi plus de 13 milliards d’euros de capitalisation boursière. Les investisseurs ont la gueule de bois, et elle devrait se prolonger avec le bad buzz dont est victime la bière Corona.

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L’une des bières les plus vendues au monde (et la troisième marque la plus populaire aux Etats-Unis) souffre de l’amalgame entre son nom et celui du coronavirus. On pourrait croire à une mauvaise blague (AB Inbev étant coté à Bruxelles) mais selon un sondage YouGov, 75% des Américains en avaient une image positive début janvier, contre seulement 51% en février. Constellation brands, le producteur de la Corona aux US, pense que le consommateur ne fera pas le lien entre le virus et la bière. Pas si sûr, les intentions d’achat sont au plus bas depuis deux ans. Dans l’esprit de certains internautes, il y a un lien entre le virus et la bière mexicaine. Pour preuve, les recherches liées à un “virus de la bière” se multiplient, d’après Google Trends.

Les coronavirus doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent. Le logo de la bière Corona est également représenté par une couronne d’or. La comparaison s’arrête là. Quoique. Si le coronavirus est mortel, le virus de la bière peut l’être également. Comme le disait le tenancier du Cabaret Normand dans un Singe en Hiver : « Le Picon-bière, ça pardonne pas. C’est de ça que mon pauvre papa est mort. Il n’y a rien de plus traître ! »

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