Caroline De Haas ne mentionne pas sur son CV sa première expérience professionnelle comme administratrice de la LMDE (2006-2009). Et pour cause. La sénatrice LR Catherine Procaccia, qui a mis fin au régime étudiant, répond à nos questions sur cette mutuelle qui fut si mal gérée par l’UNEF.


 

Fondé en 1948, le régime de sécurité sociale des étudiants a définitivement disparu en août 2019, les quelques 1,2 million d’assujettis étant désormais directement rattachés à l’Assurance maladie. La réforme était devenue inéluctable, en raison des prestations calamiteuses de La Mutuelle des étudiants (LMDE, héritière de la MNEF), qui représentait la moitié du régime. L’autre moitié était couverte par les mutuelles régionales du réseau Emevia. Carte vitale délivrée avec des mois de retard, service de réclamation injoignable, délais de remboursement ahurissants, pendant des années, la LMDE a fait vivre l’enfer à des dizaines de milliers d’étudiants.

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Détail souvent passé sous silence, elle avait un conseil d’administration, où siégeait systématiquement une écrasante majorité de délégués issus de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). Ces délégués touchaient une indemnité moyenne de 1 200 euros par mois, avec des pointes à 2 200 euros, pour un total annuel de 250 000 euros. Caroline De Haas a fait partie de ces administrateurs rémunérés par la mutuelle, lorsqu’elle était secrétaire générale de l’UNEF, de 2006 à 2009. Son CV en ligne sur Linkedin n’en parle pas. Et pour cause. Lors de cette première incursion dans le monde de l’entreprise, alors qu’elle avait le pouvoir concret d’aider des centaines de milliers d’étudiant.e.s, elle n’a rien fait qui ait laissé la moindre trace. On peut dire à sa décharge qu’elle n’a été, sur ce point, ni pire ni meilleure que les autres administrateurs[1]. Personne ne leur a jamais demandé de comptes, souligne – sans animosité – la sénatrice LR du Val-de-Marne Catherine Procaccia

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Janvier 2020 - Causeur #75

Article extrait du Magazine Causeur

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