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“Zone Interdite”: alors que nous tergiversons, les islamistes, eux, savent ce qu’ils veulent

Les images effrayantes du séparatisme

“Zone Interdite”: alors que nous tergiversons, les islamistes, eux, savent ce qu’ils veulent
Capture M6

Poupées pour enfants sans visage à Roubaix, écoles hors contrat à Marseille et ailleurs, restaurants non mixtes, fac de Bobigny: M6 a présenté hier un état des lieux alarmant de l’islamisation de la France. Eric Zemmour affirme ainsi qu’avec la ville de Roubaix, l’Afghanistan est désormais à 2 heures de Paris: « les us et coutumes de l’Afghanistan totalitaire prennent racine chez nous, sous le regard bienveillant des pouvoirs publics ». Élisabeth Lévy a également regardé cette émission consacrée à l’islamisation et à la lutte que l’État mène contre lui. Analyse.


M6 diffusait hier un document effrayant sur le séparatisme concret, dans « Zone interdite ».

Tous les gauchistes qui nient le réel en permanence devraient absolument le voir. La diffusion a déclenché un déluge numérique avec plus de 22 000 tweets évoquant le sujet à 23 heures.

Pas un phénomène nouveau, mais des images rares à la télévision

Dans un quartier de Roubaix, les jilbebs – de longues robes un peu informes – sont l’uniforme féminin et les librairies sont exclusivement islamiques. On y vend un guide conjugal expliquant que la bonne musulmane ne doit pas énerver son mari. Sinon quoi ? On ne le sait pas. Plus loin, un restaurant propose carrément des box fermés (!) pour que les femmes – qui sont « toutes voilées dans le quartier » selon le patron – puissent dîner sans voile et sans regards masculins.

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Mais au-delà de ces premières images, le plus inquiétant est la conquête des jeunes esprits par des moyens qui, d’ailleurs, sont souvent légaux. Un activiste le dit clairement dans le reportage : « Notre priorité, c’est l’éducation ». Toujours à Roubaix, une association de prétendu soutien scolaire endoctrinait ainsi la jeunesse avec la bienveillance de la mairie [1]. Dans certaines écoles, toujours à Roubaix ou bien à Marseille, les gosses sont soumis à une stricte non-mixité, parce qu’il faut leur inculquer « nos valeurs » pour l’avenir. 

La vision la plus terrible, du moins celle qui a fait le plus parler, c’est cette séquence des poupées, peluches et images pour enfants sans visage. L’interdiction de reproduire la création divine est invoquée… C’est peut-être le symbole le plus fort de ce séparatisme, car le visage, pour nous, pour notre civilisation, c’est la rencontre avec l’altérité, la première chose que l’on voit chez l’autre.

Encore un exemple ? À l’université de Bobigny, une jeune fille montre un endroit secret où prier tranquillement – alors que c’est interdit. Et enfin une étudiante en droit refuse d’enlever son voile malgré son désir ardent d’être avocate. Elle envisage de partir dans un pays plus ouvert, dit-elle. Désolé, mais ce n’est pas sûr qu’elle manquera à la France. 

Alors, ce constat terrible et ces phénomènes inquiétants présentés dans “Zone Interdite” sont-ils minoritaires ?

C’est ce qu’affirme d’emblée le commentaire: il y aurait seulement 90 000 fondamentalistes en France. 

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Certes, mais dans certains endroits perdus de la République, c’est 100%. Et il faut ensuite se demander quels adultes deviendront tous ces enfants élevés dans un ghetto mental volontaire ? Enfin, comme souvent, on voit que la frontière entre islam et islamisme est moins étanche qu’on ne le voudrait. Beaucoup de jeunes musulmans que l’on qualifierait volontiers de  modérés sont séduits par la chaleur communautaire, et plus encore, par le discours victimaire sans cesse ressassé : “L’État nous traque… Les Français ne nous aiment pas… ils sont contre l’islam…”. Même sans être observants religieusement, ces jeunes se séparent mentalement de reste la société. 

La journaliste de M6 interroge enfin le directeur d’un établissement hors contrat (qui abrite en plus une école totalement clandestine) sur la séparation des sexes. “Ce n’est pas la règle de vie en France, on n’est pas séparés” lui fait-elle remarquer. La réponse est cinglante : “Ce n’est pas la règle actuelle”. 

Pendant que nous tergiversons empêtrés dans notre souci du droit, notre volonté d’être « bienveillants » et notre peur d’être racistes, les islamistes, eux, savent ce qu’ils veulent.


Cette chronique a initialement été diffusée sur Sud Radio.

Retrouvez la chronique d’Elisabeth Lévy chaque matin à 8h10 dans la matinale.


[1] Le reportage nous apprenait qu’elle est depuis fermée et le maire poursuivi.


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