Si pour l’heure nous manquons d’informations complètes sur le terroriste islamiste à l’origine de l’attentat survenu devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine, nous pouvons d’ores et déjà affirmer qu’il n’est pas le seul coupable de ce crime, car Samuel Paty a été la victime d’une campagne massive, mensongère et haineuse au nom de la lutte contre « l’islamophobie », cette même lutte qui vise à instaurer le délit de blasphème pour l’islam en France.


Ce vendredi, Samuel Paty, 47 ans, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois-d’Aulne a été égorgé à Conflans-Sainte-Honorine. L’assaillant est un homme de 18 ans né à Moscou qui aurait hurlé « allah akbar » avant d’assassiner sa victime. Il a été abattu par la police quelques rues plus loin du lieu du crime, à Éragny-sur-Oise, un couteau à la main.

Comment cet enseignant s’est-il retrouvé dans le viseur des islamistes ? 

C’est sur les réseaux sociaux que le lynchage aurait commencé…

À travers une vidéo publiée sur Facebook, le père d’une élève de 4ème, Brahim C., appelle tous les parents des camarades de sa fille à se mobiliser contre un enseignant d’histoire-géographie qui aurait montré pendant son cours « la photo d’un homme tout nu » pour le désigner comme étant le « prophète des musulmans ».

« Quel est le message qu’il a voulu passer à ces enfants ? Quelle est la haine ? Pourquoi cette haine ? » se demande Brahim C.. Il explique que lors de l’un de ses cours, l’enseignant aurait demandé aux élèves musulmans de lever la main puis de quitter la salle de classe. Sa fille de 13 ans aurait refusé de sortir et a été choquée suite à la diffusion de la fameuse « photo ». Toujours dans la même vidéo, le père explique que sa fille aurait été sanctionnée, exclue du cours pendant deux jours, car elle avait refusé de quitter la salle de classe à la demande du professeur.

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« Si vous pensez comme moi que l’on doit dire STOP, ne touchez pas à nos enfants, envoyez-moi un Smessage au 06 XX XX XX XX », c’est la conclusion que le père adresse aux parents d’élèves des 4ème du collège… Il fait vœu d’une action collective contre ce professeur qu’il qualifie de « voyou qui doit aller s’éduquer lui même », un homme visiblement nuisible pour les élèves et qu’il soupçonne, toujours selon ses dires, d’agir de « cette façon » à l’école depuis des années.

Dans une autre vidéo, la fille de Brahim C. et élève de la victime prend la parole à son tour. Elle y relate sa version de l’incident qui l’a opposée à son enseignant. Avant qu’elle ne puisse s’exprimer, l’homme qui tient la caméra, Abdelhakim Sefrioui, un islamiste qui sévit sur le territoire français depuis les années 80, connu pour son soutien au Hamas et membre du Conseil des imams de France, déclare que « L’abject a encore eu lieu. Nous avons assisté cette semaine à la réponse d’un voyou, qui est enseignant, à cet appel du président de la République qui est un appel à haïr les musulmans, à combattre les musulmans, à stigmatiser les musulmans ». Interrogée par Sefrioui, la version de Zaina est légèrement différente de celle de son père:

« On était en train de faire un cours sur l’islam et le prof a dit aux musulmans de lever la main (…) et qu’il va montrer une image qui va peut-être choquer, que si on voulait, on pouvait sortir du cours » raconte-t-elle. La jeune fille ajoute que l’image en question était celle du « prophète Mahomet sans vêtements et que le professeur l’avait montrée comme ça ». Elle exprime son choc et insiste sur le fait que « même les élèves non-musulmans » avaient été à leur tour choqués à la vue de l’image. « Ils ne nous respectent pas, pour eux nous ne sommes pas leurs égaux alors que nous sommes des humains comme eux » dit-elle, indignée.

L’enseignant aurait fait savoir à cette élève qu’elle dérangeait son cours et l’aurait exclue parce qu’elle aurait « exprimé » son ressenti, qu’elle était offensée. « Pourquoi s’en prend-il à notre religion ? Je ne vais plus aller à son cours », témoigne cette élève qui considère que ces images n’avaient pas leur place dans un cours d’histoire-géographie, que l’intention du professeur était de cibler l’islam dans le but de « rabaisser les élèves musulmans » de sa classe.

Campagne diffamatoire 

Le professeur aurait donc laissé le choix à ses élèves et pris en compte leur sensibilité avant de procéder à la diffusion des images. Il avait anticipé l’émoi que cela aurait pu provoquer chez certains de ces élèves musulmans. Il n’a donc pas juste exclu des élèves de son cours en raison de leur confession.

Ce n’est pourtant pas ce que Brahim C. a diffusé

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