À droite, Bruno Retailleau et David Lisnard apparaissent comme les nouvelles stars de la politique, observe notre chroniqueur. À l’Assemblée, l’envie de censurer le gouvernement de Michel Barnier monte.
On finissait par désespérer. On savait que la droite n’était pas morte malgré tous les oiseaux de mauvais augure qui se repaissaient, depuis des années, de ses dépouilles anticipées. On le savait mais à force, on finissait par douter. Elle ne manquait pas de personnalités qui avaient des idées. Mais aux ambitions tellement personnelles qu’elles leur interdisaient d’aspirer à une unité pourtant nécessaire pour durer et gagner. Une partie de la droite n’était pas loin de rêver à une fusion avec un macronisme qui lui aurait enlevé le peu de force qui lui restait. Quand elle ne s’obstinait pas à ressembler, sur un mode suicidaire, à ce que ses adversaires capitaux – la gauche et l’extrême gauche – lui imposaient d’être !
Matignon et Beauvau aux mains de la droite !
La dissolution, catastrophe politique, a gravement mis en danger la France mais a abouti à l’étrange victoire d’un camp minoritaire qui s’est retrouvé en charge du pays, sous l’œil d’un président désœuvré. Et sans doute angoissé d’avoir à s’occuper jusqu’en 2027.
Michel Barnier nommé Premier ministre a démontré au moins cette évidence que la France, malgré des
