Mises en place sous le ministère Peillon, les fameuses « nouvelles activités périscolaires » sont emblématiques des années Hollande à l’école primaire. Bilan de cette catastrophe pédagogiste au fin fond de la France périurbaine.


« Bougez, bougez ! » Quelques mots de français sont reconnaissables au milieu d’onomatopées vaguement espagnoles sous des flots de musique électro-latino. Une douzaine de bambins s’agitent, se trémoussent, brassent l’air de moulinets patauds, les mains ondoyant de manière plus ou moins gracile, se déhanchent en remuant des bassins un peu empâtés par les chips et autres biscuits Oreo.

Bienvenue au cours de zumba des classes de CE2, de CM1 et de CM2 de Courlon-sur-Yonne. L’une des « Nouvelles activités périscolaires » (Nap) proposée à la petite cinquantaine d’écoliers dont les parents acceptent ou sont en mesure de payer la sollicitude compassionnelle de l’Éducation nationale – soit la moitié de l’effectif local, en regroupement scolaire avec la commune voisine de Serbonnes.

Un charmant gamin, plus joufflu et plus cabochard que ses camarades, rechigne à s’y mettre (« J’ai mal à la tête ! »), avant que les voix impérieuses d’une élue municipale et d’un adulte bénévole le ramènent à la raison. Avec une merveilleuse mauvaise grâce, il consent à entrer dans la danse, au dernier rang, en mimant d’un air dégoûté des exercices très eighties, dignes du Gym Tonic de Véronique et Davina, de glorieuse mémoire.

« Ça s’est résumé à une garderi

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Septembre 2017 - #49

Article extrait du Magazine Causeur

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