Home Édition Abonné Décembre 2021 Mazette, Mazaurette !


Mazette, Mazaurette !

Maïa Mazaurette est "woke" au quotidien

Mazette, Mazaurette !
Maïa Mazaurette. D.R.

Avec son blase tout mignon et ses faux airs d’Elsa Zylberstein, Maïa Mazaurette s’occupe de la rubrique sexe dans l’émission “Quotidien”. Déclinée en une « spéciale enfants » le mercredi, sa pastille faussement disruptive est diffusée sur une des antennes du groupe TF1… lequel n’a jamais caché que vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola était sa principale vocation. Quand une question de téléspectateur lui déplaît, elle nous fait penser à une effrayante Ménie Grégoire post-Metoo.


« Quotidien », l’émission la plus woke du paysage audiovisuel, propose désormais une rubrique sexe. C’est Maïa Mazaurette qui s’en charge. Elle est du genre à soutenir avec le plus grand sérieux que le sexe est « politique ». Pas très apprêtée, capable de débarquer sur le plateau avec un sweat « métro boulot vibro », Mazaurette adhère à toutes les thèses à la noix sur la déconstruction du « genre ». Persuadée qu’il faut « désacraliser la pénétration », elle s’est réjouie dernièrement des résultats d’un sondage qui révélait que pour atteindre l’orgasme, 63 % des femmes préféraient les sextoys à un homme.

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Le même jour, une téléspectatrice de 31 ans nommée Lily a été recadrée par la chroniqueuse pour avoir osé la question suivante : « J’ai une admiration pour les hommes efféminés, maquillés, habillés comme des femmes, androgynes… Est-ce que ça peut remettre en cause mon hétérosexualité, ou pas du tout ? » Mazaurette n’a pas hésité à remettre l’impertinente à sa place : « Ta question part du principe qu’il n’existe qu’une seule manière d’être un homme, un vrai, avec des muscles, des poils, une grosse mâchoire et des épaules larges comme un porte-avions. Ce modèle, c’est celui des deux décennies passées ! » a-t-elle d’abord pesté. Rappelant qu’il y a eu aussi le modèle grec avec un tout petit pénis ou le modèle Louis XIV avec talons et perruque, elle a ensuite présenté son collègue, le journaliste Paul Gasnier, aux « traits fins comme de la porcelaine », puis a révélé que le cuisinier de l’émission, Juan, n’avait pas de poils sur le pubis.

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Enfin, la militante de la fluidité des genres a conclu : « L’homme générique n’existe pas, cela n’a en réalité rien à voir avec la féminité, c’est une variation génétique standard. » Elle en veut pour preuves le jeune acteur Timothée Chalamet ou le chanteur à robes Harry Styles : ne bouleversent-ils pas les codes ? En nous vantant ses hommes déconstruits, Maïa Mazaurette est une effrayante Ménie Grégoire post-Metoo. Reste à savoir quand la nouvelle révolution sexuelle accouchera de la Terreur.

Décembre 2021 - Causeur #96

Article extrait du Magazine Causeur


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Rédacteur en chef du site Causeur.fr

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