La communication désastreuse de Macron sur l’école a trouvé son apothéose ce mardi 5 mai



Je ne sais pas encore à quoi ressembleront le déconfinement et les premiers jours qui suivront le 11 mai. Je sais en revanche à quel point Macron, ce président qui prend ses désirs pour la réalité aura tenté jusqu’au bout de se donner l’illusion que tout était parfaitement calé. Comme c’est l’école qui est le domaine le plus sensible, celui où se sont cristallisées de manière légitime toutes les peurs des parents, des enseignants et parfois même des enfants eux-mêmes, il a décidé, le 5 mai, de faire une opération de communication avec Blanquer, l’homme qui pense que le virus est une offense personnelle inventée par les syndicats enseignants pour saboter ses réformes (!), et qui continue à annoncer le matin n’importe quoi, n’importe quand et à n’importe qui, pour être contredit le soir même. Quelqu’un est-il aujourd’hui, par exemple, capable de dire ce qu’il en est de l’épreuve anticipée du bac de Français qui, jusqu’à preuve du contraire, est maintenue au mépris des anxiétés des lycéens de 1ere et de leurs enseignants de Lettres ? À moins que Blanquer, c’est toujours possible, ait décidé de relancer l’économie en favorisant un boom de la consommation de Lexomil…

Macron optimiste et déconnecté, Philippe paniqué et en prise avec le réel

Mais revenons à Macron. Il ne se rend pas compte du rejet qu’il inspire de plus en plus violemment par sa gestion éthérée d’une crise pendant que son Premier ministre épuisé tente d’agir concrètement tout en se faisant maltraiter par son N+1 qui se moque de son catastrophisme. 

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