Hier, à la moitié du procès des viols de Mazan, Gisèle Pelicot a été entendue. La victime a affirmé n’avoir « ni colère ni haine » mais être « déterminée à changer cette société ».
Le témoignage de Gisèle Pelicot a beaucoup ému le tribunal – et le public. À raison.
Un procès, c’est une histoire humaine qui se rejoue en direct. Souvent, c’est une histoire ordinaire ; là, il s’agit d’un drame exceptionnel et hors-norme. L’émotion est maximale, sans doute parce qu’il est question de la sexualité humaine, qui avec l’argent est un des plus puissants ressorts du crime. Au point que Libé fait précéder ses articles concernant l’affaire des viols de Mazan d’un trigger-warning[1] ! Un « traumavertissement », en bon français. « Ces articles relatent la description de violences sexuelles et peuvent choquer ».
