Le néo-féminisme poursuit son entreprise de destruction des libertés publiques. Dernière victime en date : Gérald Darmanin, ministre du Budget, qui fait l’objet d’accusations de viol et se trouve de ce fait poursuivi par la clameur réclamant sa mort politique. La lecture des articles publiés par la presse « mainstream », à savoir le journal Le Monde et le site de France TV info, fait se dresser les cheveux sur la tête. Concernant le détail des faits, on s’en tiendra au contenu de ces articles, dont on invite à la lecture. Pour mesurer aussi à quel niveau de bassesse voyeuriste certains médias, qui se revendiquent pourtant de référence, sont parvenus.

Une certaine Sophie Spatz aurait donc déposé contre Gérald Darmanin une plainte pour viol, et celle-ci ferait actuellement l’objet d’une enquête préliminaire. Si l’on comprend bien, Madame Spatz était auparavant « call-girl », ce qui veut dire en bon français qu’elle se livrait à la prostitution. Ce n’est pas un métier déshonorant, loin de là, mais il nécessite, comme qualité première, de n’avoir pas froid aux yeux et rend difficile la prétention d’être une ingénue et une oie blanche. Cette personne est également dotée d’un casier judiciaire orné d’une condamnation correctionnelle pour « harcèlement et chantage », ce qui jette sur son attitude d’aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, une singulière lumière.

Darmanin, un trophée à retardement

Sophie Spatz prétend donc, qu’il y a neuf ans (!) elle aurait contacté Gérald Darmanin, alors âgé de 26 ans, afin qu’il intervienne dans son intérêt « pour son dossier pénal ». À ce stade, on ne voit pas très bien quelle aurait pu être l’intervention de ce militant politique pour une affaire qui a donné lieu à une décision définitive ayant autorité de la chose jugée. Et concernant la mention au casier judiciaire, il existe des procédures qui relèvent toute de la compétence des juridictions du siège, auxquelles Gérald Darmanin n’a jamais de près ou de loin appartenu. On croira difficilement que Madame Spatz ne l’ait pas su. Inutile de s’appesantir sur une chronologie des faits dont la simple lecture révèle le caractère approximatif, et surtout peu crédible. Et qui éclaire curieusement les interventions de l’époux de Sophie Spatz, dont le rôle dans la vindicte dont le ministre du Budget est l’objet est quand même singulièrement déplaisant.

Il semble que ce soit lui, si l’on en croit la presse, qui soit à l’origine de la saisie de la justice au moment de la nomination de Gérald Darmanin au Budget. Réveil probablement motivé par le fait qu’un carton sur un ministre est plus intéressant que sur le maire de Tourcoing. Une enquête préliminaire avait été ouverte, et il se trouve que Sophie Spatz a refusé de se rendre aux convocations des enquêteurs pour s’expliquer sur ses griefs. Cette attitude invraisemblable a évidemment empêché la procédure de se poursuivre, et le dossier a été classé sans suite. On imagine bien sûr l’argument qui va être avancé a posteriori par les néo-féministes : l’appréhension d’avoir à subir les interrogatoires des policiers sexistes. Lui non plus n’a aucune crédibilité.

Caroline de Haas à la barre

L’affaire aurait pu en rester là, mais, et c’est à ce moment-là que les choses deviennent un peu terrifiantes et suscitent une réelle inquiétude pour le respect des libertés publiques dans notre pays, Caroline de Haas, une des grandes prêtresses du néo-féminisme agressif, aurait, toujours selon la presse, pris l’affaire en main. Et convaincu le mari qu’un acte sexuel a priori consenti, pouvait être neuf ans plus tard qualifié de viol, à condition d’invoquer la « surprise ». Voilà ce que rapporte Le Monde de leur échange : « Est-ce que, dans l’esprit de Sophie, c’est un viol ? », demande Caroline De Haas au mari. « Non, répond-il, il ne lui a pas arraché ses vêtements. » Caroline De Haas lui explique alors la notion de consentement. « Et là, j’ai compris », relate Pierre Spatz. »

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Nous ne savons pas si, en réalité, Gérald Darmanin et Sophie Spatz ont eu une relation sexuelle. Mais Madame Spatz, neuf ans après, prétendrait que c’est le cas, et qu’elle en a été toute surprise. Il appartiendra désormais aux enquêteurs et aux magistrats saisis d’en apprécier la crédibilité…

Mais en attendant, c’est nous qui sommes très surpris d’apprendre le rôle de Madame Caroline de Haas, semble solidement installée à la manœuvre. La presse nous a récemment appris que ses engagements féministes étaient, semble-t-il, directement articulés au profit financier qu’elle pouvait en tirer, puisqu’elle en a fait un métier. Pourquoi pas ? Utiliser des convictions pour battre monnaie n’est pas interdit, et elle n’est pas la seule. Mais outre leur caractère déplaisant, il est quand même préoccupant qu’elle ajoute à ces activités lucratives le coaching d’éventuelles plaignantes. Et qu’elle les fasse prendre en main par des « avocates amies », dans un but, dont on peut craindre qu’il ne soit pas de faire advenir la vérité judiciaire, mais de permettre un lynchage médiatico–politique… dont il est clair désormais que Gérald Darmanin, aussi présumé innocent soit-il, aura un mal de chien à se sortir.

La politique par flics interposés

Le lobby néo-féministe possède, comme on avait pu le voir à propos de l’imposture Jacqueline Sauvage, de nombreux relais. Qui ont transformé, contre l’évidence des faits et par une succession de mensonges, une meurtrière en icône de la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette fois-ci, la meute est lancée et réclame à grands cris la démission du ministre, c’est-à-dire sa mort politique et sociale. Ses adversaires politiques, ravis de l’aubaine, vont soit se précipiter pour hurler avec les loups, soit, dans le meilleur des cas, rester cois. C’est tellement plus confortable de faire de la politique par flics et juges interposés que de mener le combat des idées. Calcul déplorable de la part de ceux qui ne veulent pas comprendre qu’ils seront les prochaines victimes de ce qui mérite le nom de violences.

Engagée dans la défense des victimes de ce type d’accusations, comment ne m’inquiéterais-je pas de l’installation de ce climat irrespirable ? Climat dans lequel tout appel au calme et à la mesure répond l’insulte et l’injonction au silence. Dans lequel ceux qui devraient être particulièrement attentifs au respect des libertés, magistrats et institutions publiques, sont soumis à des pressions auxquelles il leur devient de plus en plus difficile de résister. N’est-ce pas la garde des Sceaux qui semble prête, entre autres mesures liberticides, à accepter d’un cœur léger la disparition de la prescription en matière pénale ? N’est-ce pas le « défenseur des droits » Jacques Toubon qui propose très officiellement de mettre fin à un principe bi-millénaire, celui de la charge de la preuve pesant sur l’accusation ? Les magistrats juges du siège, tiennent tant bien que mal pour l’instant. On ne peut malheureusement pas en dire autant des parquets. Quant aux politiques…

Pour faire face à l’intimidation, George Orwell disait en forme de provocation : « Il faut toujours hurler avec les loups, voilà ce que je pense. C’est la seule façon d’être en sécurité ».

Pour éviter que s’installe l’arbitraire, il faut donc choisir l’insécurité.

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