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Gad Elmaleh contre les turpitudes de l’Eglise…

Gad Elmaleh fait du bien.

Gad Elmaleh contre les turpitudes de l’Eglise…
Gad Elmaleh, le 08/11/22 / PHOTO: MPP/SIPA / 01093684_000009

Reste un peu de Gad Elmaleh, un film sur la beauté et la pureté du catholicisme, loin des terribles actualités qui entachent cette religion.


Bien sûr, Gad Elmaleh n’a jamais prétendu, avec son actualité récente, son film Reste un peu, ses divers entretiens, se poser en militant de la foi chrétienne pour faire oublier les trop nombreuses turpitudes de la base ou de la hiérarchie de l’Église catholique, parfois si tardivement avouées.

Il n’empêche.

Je considère qu’il lui a fallu du courage, dans le monde d’aujourd’hui, avec les ricanements qui n’ont pas manqué de la part de certains médias – par exemple les Inrocks ou Télérama, Diam’s, c’était tellement mieux ! -, pour faire part d’une forme de conversion, imprégnée d’une infinie tolérance pour les autres religions aux pratiques non dévoyées, et de son amour pour la Vierge Marie. Comme Gad Elmaleh l’a lui-même déclaré, «ce n’est pas sexy d’être catholique».

J’ai hâte de voir son film. Les extraits m’ont plu. L’atmosphère à la fois tendre, familiale, grave et drôle à la fois, semble, tel un objet cinématographique non identifiable (OCNI), un défi à tous les préjugés.

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Lisant les réponses de Gad Elmaleh aux questions qui lui ont été posées par des journalistes manifestant parfois un étonnement offensant, comme si l’adhésion au catholicisme était une tare, je me suis surtout réjoui de voir une personnalité artistique, un comique très apprécié par le public nombreux qui assiste à ses spectacles, relier une conception éthique, respectueuse et ouverte de l’existence pour une fois non pas à une laïcité belliqueuse mais à la foi, au catholicisme.

C’est sans doute le facteur le plus décisif dans la révélation de cette mue de Gad Elmaleh, probablement moquée par un certain nombre de ses confrères ou consoeurs. Il n’en a cure à l’évidence puisque sa réputation et la liberté qu’il incarne, du léger au grave, lui garantissent le seul crédit qui a du sens : celui du public qu’il émeut, qui rit et l’applaudit.

Je reprends mon propos initial. Si Gad Elmaleh ne veut pas, par sa révolution intime, se donner un rôle qui n’est pas le sien, je ne peux m’empêcher cependant de me féliciter qu’il instille de la pureté, de l’espérance et de la lumière dans une putridité catholique venant des inadmissibles transgressions de ceux qui auraient dû, plus que que tous les autres, honorer la confiance dont ils étaient investis par leur serment et leur choix de vie.

Oui, Gad Elmaleh fait du bien.

Reste un peu, de Gad Elmaleh, en salle, 1h33, comédie.

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Magistrat honoraire, président de l'Institut de la parole, chroniqueur à CNews et à Sud Radio.

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