Le livre de frère François Cassingena-Tréverdy, Paysan de Dieu, est une parenthèse pastorale et hivernale humble, riche des savoirs de cet homme de foi. Culture, culte et nature s’y retrouvent, dans une délicate harmonie…
La colline s’est transformée en meringue glacée. Le feu dans la cheminée peine à réchauffer la pièce où j’écris ce dernier texte de l’année 2024. Il y a toujours un pincement au cœur à se trouver face au basculement dans l’inconnu imposé par le calendrier. J’écoute le « Dixit Dominus », de Haendel et cela convient au livre de frère François Cassingena-Tréverdy, Paysan de Dieu. Après des décennies de vie monacale en abbayes bénédictines, il s’est retiré au cœur de l’Auvergne. Il nous offre un magnifique journal de bord rythmé à la fois par le temps profane des tâches liées à la terre et le temps liturgique qui nourrit l’esprit par ses rites et ses chants. C’est écrit dans une langue précise et pure ; les citations, souvent latines, confèrent au récit un caractère sacré, très éloigné de l’érudition professorale asphyxiante. Ici, tout n’est que dépouillement et émotion dans la restitution de la vie rustique,
