Petit guide à l’usage des écolos et autres progressistes de tous poils qui ne se satisferaient pas de l’interdiction du coupage de sapins à Noël, de l’abrogation des rodéos en delphinarium à dos d’orque, ou de la mixité de la bise lors de la remise du maillot de meilleur grimpeur sur le Tour de France.


On n’est plus sûr de rien, m’a dit l’autre jour mon voisin Maurice à la campagne. C’est pas faux. Il est même plutôt vrai qu’au regard des idées ou des obligations qu’on nous impose jour après jour, il n’est pas totalement ridicule de se poser la question, «mais où va-t-on» ? Et même plus précisément, «jusqu’où osera-t-on nous emmener » ?

On croyait avoir touché le fond de la crétinerie lors de la dernière attaque nocturne d’une crémerie par un « gang vegan » ; tutoyé les hautes sphères de la bêtise avec la pose de panneaux de signalisation en langage inclusif ; atteint les sommets de la connerie en découvrant que 40% des déchets triés étaient en fait brûlés ou enfouis. On s’était frotté les yeux devant l’opportunisme de certaines échoppes de grande distribution obligeant désormais leurs clients à acheter des sacs en toile de jute « pour respecter la planète », après avoir été les plus gros contributeurs de sa pollution.

La « convention citoyenne sur le climat » – dont le collège « représentatif » de votants a été constitué en acceptant les refus (ce qui n’est donc pas un gage de neutralité) – a déjà proposé la suppression des moteurs thermiques et de certaines publicités. Voici, rangées par thématiques, les quelques réformes que nous proposons à notre tour aux hommes politiques en mal de projets en matière de « sanctuarisation et respect du vivant » ou de « disparition de la gabegie productiviste ».

Pollution: baisser les feux

Il est urgent de réduire les émissions de particules. Nous conseillons donc aux prochains gouuvernants d’interdire totalement toutes les flambées en cheminée ouvertes ou fermées. Comme d’ailleurs les barbecues au charbon l’été. Les utilisateurs du feu de bois pour le chauffage par insert seront priés de faire installer des conduits à bouts filtre ou de se débrouiller pour s’acheter des pompes à chaleur fabriquées à 90% en Chine.

Voyages, mort aux TGV 

On le sait assez peu, mais un TGV ça pollue. Au moins autant qu’un avion de ligne. Pour rouler à 320 km/h en reliant Paris à Marseille une motrice dévore pas moins de 16 Mégawatts en un peu plus de deux heures. Bon, le même trajet un Boeing bouffe 6000 litres de kérosène… mais enfin multiplié par le nombre de TGV qui roulent par jour cela fait de la SNCF un des plus gros consommateurs d’électricité. Donc un des plus gros fabricants de déchets issus de la fission des atomes d’uranium qu’on devra un jour enfouir en sous-sol. Il est donc urgent de supprimer le TGV et de revenir à la charrette à bras ou au pousse-pousse.

Animaux, lâchons les c

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