Aux quatre coins de l’Hexagone, des islamistes militants propagent leur idéologie dans des associations aux missions a priori louables (sport, culture, soutien scolaire) avec la fréquente complicité des collectivités locales. Enquête.


« Comme la fonction d’adjoint au maire en charge du logement, celle de délégué à la vie associative est un poste déterminant dans les villes. Les risques de clientélisme se révèlent particulièrement élevés. » Marie-Laure Brossier en sait quelque chose. Cette élue (LREM) de l’opposition à Bagnolet observe depuis plusieurs années les dérives sur le terrain. Et en banlieue parisienne, elles ne manquent pas. « Ces mouvements viennent s’installer où les territoires sont accueillants car ils ne s’y heurtent à aucune résistance, au contraire, ils sont souvent accueillis officiellement par les élus », ajoute-t-elle. Elle vise en l’occurrence deux collectifs tous deux dirigés par Fatima Ouassak. Cette plume des Indigènes de la République, « politologue », a fondé Ensemble pour les enfants de Bagnolet (EEB) puis le Front de mères, association bien plus politisée que sa cadette. Les combats d’EEB tournent autour des dangers des écrans pour les plus jeunes ainsi que de la mise en place de menus « sans viande » dans les cantines scolaires. À ceux qui seraient tentés de voir l’enjeu du hallal dans cette bataille pour des menus végétariens, l’association oppose un discours bien plus universaliste centré sur la santé publique.

Contre la France « 

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Mars 2018 – #55

Article extrait du Magazine Causeur

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