« Transformer la tragédie de femmes assassinées en cause militante, ce n’est pas honorer les victimes, c’est les instrumentaliser »


Les mots ont un sens, affirme la sagesse populaire. Ça, c’était avant. Certains mots n’ont plus de sens, mais une fonction qui est de vous empêcher de penser. Le mot «  climat  », par exemple, doit déclencher une réaction pavlovienne d’indignation mâtinée de bonne conscience. Le mot « femme », quant à lui, ne mord pas (quoique), mais devrait vous plonger dans une atmosphère de compassion, de bienveillance – et, si vous êtes un mâle blanc tendance dragueur lourd, même jeune, de terreur et de culpabilité présumée. Dans l’arsenal lexical destiné à nous faire passer l’envie de déconner, «  féminicide  » vient de faire une entrée remarquée grâce à l’activisme déployé par les habituels groupuscules associatifs qui réclament bruyamment des mesures et des fonds publics pour lutter contre ce nouveau fléau – déjà réprimé

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Septembre 2019 - Causeur #71

Article extrait du Magazine Causeur

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