Comme cadeau de Noël, les François ont reçu un nouveau gouvernement et le Père Noël qui l’a apporté, c’est François Bayrou. Mais comme beaucoup d’autres cadeaux, il risque d’être oublié dès le mois de janvier. Analyse de Céline Pina.
La composition du gouvernement a été annoncée. Elle acte d’emblée l’échec prévisible de François Bayrou. Celui-ci a été incapable d’élargir l’assise du gouvernement. Le nouveau gouvernement couvre le même périmètre que celui de Michel Barnier et force est de constater que l’on est confronté aux mêmes limites politiques, le côté sympathique et rassurant en moins. L’interview de François Bayrou qui a suivi ne pouvait que confirmer ce sentiment. Apolline de Malherbe comme Benjamin Duhamel ont bien tenté de faire dire quelque chose de consistant au nouveau premier ministre, mais à part de savantes dissertations sur la méthode idéale pour bâtir un gouvernement et des louanges auto-administrées sur sa propre lucidité et son courage, force est de constater que personne ne sait où va la France. Cela n’interpelle pas l’égo surdimensionné du nouveau chef du gouvernement qui ne parait pas voir que le seul chemin de crête qui reste dans sa situation oscille entre l’échec programmé et l’immobilisme guère salvateur. Il n’a pas déjà commencé son tour de ménage que la seule mélodie que l’on a en tête est la fameuse chanson de Jacques Brel : « Au suivant ».
