Quitte à tronquer les discours de Trump, certains médias refusent de s’interroger sur la responsabilité des jeux vidéo dans la propagation de la violence. La circulation des armes serait donc seule en cause dans les tueries de masse. Circulez…


« Il nous faut mettre un terme à la glorification de la violence dans notre société, présente notamment dans les jeux vidéo sinistres et atroces ». Cette phrase de Donald Trump a eu l’effet merveilleux, quoique fort insuffisant à mon goût, de faire perdre 4 milliards de dollars en une journée à l’industrie du jeu vidéo.

Cette information elle-même est présentée d’une manière qui mérite d’être commentée :

« Donald Trump s’en prend aux jeux vidéo :  l’industrie du jeu perd 4 milliards de dollars en une journée »

J’ai déjà montré ici que l’expression « s’en prendre à » renvoie toujours, dans le langage médiatique, à une réaction épidermique et illégitime.

Variante :

« Trump se défausse-t-il sur les jeux vidéo ? »

La conclusion du débat est laissée au journaliste spécialiste des nouvelles technologies et du numérique (le geek de l’équipe, donc) : le danger des jeux vidéo est une « légende urbaine ».

Le titre étant en forme de question, on ne peut pas affirmer d’emblée le parti pris médiatique. Mais imaginons l’effet produit par une autre question qui aurait servi de titre au même débat : « les jeux vidéo sont-ils la cause de comportements violents? » C’est ce qu’on appelle de fausses questions. Et quand une fausse question sert de titre à un débat, c’est un faux débat.

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