Le Coran des historiens, dirigé par Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye est une somme révolutionnaire. L’analyse historico-critique des sourates éloigne le Coran d’Allah pour le rapprocher des hommes, révélant des influences diverses, notamment chrétiennes. Aux imams d’en tirer matière à réflexion.


 

Le Coran, texte dit incréé, c’est-à-dire rédigé par Mahomet sous la dictée d’Allah, constitue l’un des mythes fondateurs de l’islam autant qu’un défi concret à l’adaptation de cette religion au monde moderne. Des auteurs, comme Florence Mraizika[1], avaient déjà œuvré à la déconstruction de la lecture traditionnelle de ce texte. Le Coran des historiens, publié sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye, éloigne un peu plus le Coran d’Allah pour le rapprocher des hommes ainsi que de leurs contradictions. Cette somme révolutionnaire et aconfessionnelle achève de convaincre le lecteur qu’à l’instar de l’Ancien et du Nouveau Testament, le Coran se révèle un « texte composite », un patchwork aux sources variées, un mille-feuille scripturaire. Mais ce n’est, bie

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Janvier 2020 - Causeur #75

Article extrait du Magazine Causeur

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