En jouant intelligemment la carte protectionniste, le consortium européen a raflé un gigantesque marché à la barbe de Boeing. Malheureusement, les derniers succès commerciaux d’Airbus ne profitent guère à l’industrie aéronautique française. 


Airbus ne cesse de faire la une des médias. C’est d’abord une affaire de corruption qui engage le PDG en personne, Tom Enders – qui a quitté la direction de la société. C’est ensuite le rachat inopiné du dernier programme du canadien Bombardier, le C Series. C’est enfin la commande sans précédent de 430 Airbus de la famille A320 par la compagnie de louage américaine Indigo au salon de Dubaï. Les trompettes de la renommée ne cessent de résonner pour le groupe franco-germano-anglo-espagnol. Faut-il dire désormais Airbus ou Airbuzz ?

Tous les avions supplémentaires seront réalisés en Allemagne et aux États-Unis

L’affaire de corruption est banale puisqu’elle consiste à accéder aux demandes des autorités qui passent commande. Mais comme ces pratiques inévitables restent proscrites par les tartuffes du système, le groupe Airbus va devoir acquitter des milliards d’euros d’amendes au détriment de sa capacité d’action sur les nouve

Article réservé aux abonnés

85 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Décembre 2017 - #52

Article extrait du Magazine Causeur

Lire la suite