Au moment de présenter mes vœux en ce début d’année 2018, je m’interrogeais sur les quelques mots que j’adresserais aux lecteurs de Causeur.

En ces temps difficiles, où le moindre « dérapage » peut avoir des conséquences très négatives dans la vie sociale voire amener dans le prétoire, il convenait d’être circonspect. Un de mes amis m’a fait quelques propositions. Je les ai trouvées très pertinentes, les ai retenues et je pense que mes vœux ne seront ainsi ni oppressifs, ni offensants.

J’invite d’ailleurs tous ceux qui souhaitent conserver une tranquillité de bon aloi à s’en inspirer. Vouloir se mettre à l’abri de mises en cause judiciaires mérite quelques précautions.

J’adresse donc aux lecteurs de Causeur, qui me font l’honneur de me lire, une bonne année, une bonne santé et une confortable prospérité.

Je les prie d’accepter ces vœux, sans aucune obligation implicite ou explicite de leur part. Ils leur sont adressés à l’occasion du solstice d’hiver et du premier de l’An, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de leur choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :

– La santé, cela ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de leur dossier médical, ni une quelconque volonté de m’immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec leur médecin traitant ou l’assureur avec lequel ils auraient passé une convention obsèques;

– La prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur leur déclaration de revenus, de leur taux d’imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles ils sont assujettis;

– Le bonheur, sachant que l’appréciation de cette valeur est laissée à leur libre-arbitre et qu’il n’est pas dans mon intention de leur recommander tel ou tel type de bonheur.

Observations:

Le concept d’année nouvelle repose ici, pour des raisons de commodité, sur le calendrier dit « grégorien » qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la région où réside l’auteur de ces lignes. Son emploi n’implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d’autres cultures n’est absolument pas mise en cause.

Notamment :

– le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l’an 1434 de l’Hégire (déplacement touristique du prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d’islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israélo-palestinien ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d’Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues ni un délit de contestation de crime contre l’humanité ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du 3ème jour (du Chien de Métal) du 11ème mois (Daxue, Grande Neige) de l’année du Dragon d’Eau, 78ème cycle, n’implique aucune prise de position dans l’affaire dite « des frégates de Taïwan » ;

– le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3ème décade de Frimaire de l’an 226 de la République française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions et des valeurs de la République.

Enfin, l’emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur. Son choix tient au fait qu’elle est la seule couramment pratiquée par l’auteur. Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

Clause d’exonération de responsabilité :

1) En acceptant ces vœux, le lecteur renonce à toute contestation postérieure. Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait. Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties. Leur reproduction est autorisée.

2) Ils n’ont fait l’objet d’aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d’une année, à la condition d’être employés selon les règles habituelles et à l’usage personnel du destinataire.

3) A l’issue de cette période, leur renouvellement n’a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur.

4) Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d’âge, de genre, d’aptitude physique ou mentale, de race, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d’appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires que sont les lecteurs de Causeur.

5) Absence d’obligation de résultat. Ces vœux ne sont, en aucun cas, garantis et l’absence totale comme partielle de réalisation n’ouvre pas droit à aucune réparation ou compensation.

6) Attribution de juridiction. En cas de difficultés liées à l’interprétation de ces vœux, il est fait attribution de compétence au tribunal de grande instance de Paris.

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