Malgré la tentative d’intimidation du gouvernement algérien, Sarah Knafo a décidé de révéler combien coûtait à la France sa politique de repentance. Plus de soixante ans après l’indépendance, la députée européenne estime qu’il est temps de divorcer pour de bon.
Causeur. L’Algérie a déposé une plainte contre vous. Pourquoi ?
Sarah Knafo. J’étais l’invitée des « Grandes Gueules » pour un débat sur l’état catastrophique de nos finances publiques. Pendant l’émission, je pose une question simple : est-il normal de donner des millions d’euros à l’Algérie ou à la Chine, quand par ailleurs l’hôpital Georges-Pompidou fait un appel aux dons pour financer l’achat de scanners ? Sommes-nous Crésus pour dilapider ainsi notre argent auprès de puissances étrangères ? Les « Grandes Gueules » postent cet extrait sur les réseaux sociaux, et cela lance un débat sur l’aide publique au développement. Étonnamment, la Chine ne porte pas plainte contre moi, mais l’Algérie, si ! Ils en font l’ouverture de tous leurs journaux télévisés, et le chef de leur État, M. Tebboune, décide de faire de moi une cible en organisant une conférence de presse pour dire que j’avais menti. Si j’avais une mentalité de gauche, je vous dirais que par sa faute j’ai été « cyberharcelée » par des centaines d’Algériens
