Avec le mouvement #14septembre, de nombreuses jeunes femmes exigent de pouvoir se vêtir comme bon leur semble au lycée. Tristement, elles ne voient plus le monde que sous l’angle du conflit entre les sexes. Analyse.


Pour le mouvement néo-féministe, nul doute que la relève est assurée. De surcroît, le mouvement #14septembre, qui a envahi ces derniers jours les réseaux sociaux, a reçu l’assentiment de ces nouvelles intellectuelles-militantes ! C’est notamment le cas de Camille Froideveaux-Metterie qui, dans une tribune publiée dans Libération, a fait état d’une « conception instrumentale du corps des femmes synonyme de dépossession ». 

Ce crop top que le “patriarcat” ne veut pas voir

En cause : des collégiennes et lycéennes se sont insurgées des sanctions et remarques qu’elles ont reçues du fait de leurs tenues, jugées inadaptées dans le cadre d’un établissement scolaire. Elles estiment, en effet, avoir le droit de porter les tenues qu’elles veulent au motif que leur corps n’est pas un objet (et a fortiori, un objet de désir). 

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Elles pourfendent les injonctions, prétendument arbitraires, d’une société qu’elles considèrent volontiers comme « patriarcale ». Pour le camp du Bien, le mâle a toujours tort. Il faut donc renverser la table. Et puisque leur corps – cette chose si intime – leur appartient… Elles veulent l’exhiber, et exigent désormais de pouvoir se montrer sans être vues.

Pseudo rébellion et fin de l’altérité

Les (grandes) idées sont devenues plus nobles que les faits, et ses idéologues complètement aveugles. Le mouvement #14septembre, vent debout contre ce mâle blanc dominant qui semble avoir imposé toutes ses règles, ignore que la bienséance est avant tout une bienveillance. Certes, on peut feindre de croire que le rapport d’une jeune fille

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