Le président Macron est furieux contre MM. Trump et Netanyahou, qu’il accuse de faire campagne sur le dos de la France.
Le président de la République, en colère, a dénoncé, depuis Doha, les critiques acerbes, « inacceptables et stupides », de certains dirigeants étrangers sur la situation française. On songe notamment à Donald Trump1, Nayib Bukele2 ou Benjamin Netanyahou3. Emmanuel Macron a affirmé qu’ils n’aimaient pas la France et que celle-ci s’en souviendrait.
Joie mauvaise
L’orgueil d’Emmanuel Macron ne pouvait, en effet, qu’être offensé par les conseils dispensés, les analyses formulées ou les remèdes proposés par des dirigeants étrangers pour sortir notre pays de la situation tragique où il se trouve depuis peu.
C’est la manifestation la plus éclatante d’une humiliation sans pareille. Nous ne sommes plus au bord du gouffre, mais engagés dans un glissement peut-être fatal.
Au mépris de toute urbanité démocratique, et sans cette hypocrisie qui cultive, dans les apparences, sinon le respect, du moins la discrétion et la retenue, on n’hésite plus à faire comme si nous n’avions plus de président, comme si le Premier ministre était inexistant et la nation à l’agonie.
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Les autres pays s’en donnent à cœur joie, se comportant comme s’ils étaient les maîtres, répudiant toute pudeur dans l’expression comme dans l’immixtion, désignant les causes de nos difficultés, notamment une immigration que nous n’avons pas su maîtriser, ou trop mollement. Ils occupent, au moins par leur interventionnisme intellectuel, politique et économique constant, un pays qui cherche désespérément à sauver un peu de sa fierté. Ils prodiguent des conseils qu’on ne leur a pas demandés. Ils se mêlent de ce qui nous regarde parce que nous ne nous en préoccupons pas, ou si mal.
Les ennemis véritables de la France se réjouissent
Face à l’opprobre déversé par des nations qui, observant la France, savent désormais tout ce qu’il leur faudra absolument éviter, le président se rebiffe. Mais son récent discours, court pour une fois, a été calamiteux.
En Italie, Giorgia Meloni mobilise l’armée tandis que nous discutons du sexe des anges ou de l’état d’urgence. Les atermoiements sont devenus notre politique. Ailleurs, tout simplement, on agit, on réagit.
Imaginons combien nos adversaires véritables et constants doivent se réjouir, puisque nos alliés n’hésitent plus à proclamer haut et fort que le roi est nu et que la France est à prendre. On conçoit que de telles provocations – sermoner notre pays comme si son président n’était plus là, lui qui a parfois déplu par son arrogance – soient traumatisantes et qu’Emmanuel Macron ne les accepte pas.
Mais à qui la faute ?
En 2027, on verra revenir à la surface démocratique un beau, un magnifique sentiment, dont on déplorera l’absence ou on promettra la renaissance : l’honneur de la France.
Le regard d’Elisabeth Lévy sur Sud Radio
- Le président américain a écrit sur Truth Social: « La France est en feu ! L’immigration de personnes venues d’un monde totalement différent, de personnes qui ont la haine au cœur, a brisé ce pays autrefois si grand. Fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu’il ne soit trop tard ! » ↩︎
- Le président du Salvador a écrit sur Twitter « Nous avons surmonté en un an un problème cent fois plus grave, sans avoir les moyens dont dispose la France. La France pourrait y arriver en une semaine. » ↩︎
- « Ils ne se sont pas préparés à temps, ils ont simplement renoncé, ils ont cédé à l’invasion de l’islam extrémiste », a déclaré le Premier ministre israélien à la télévision. ↩︎




