Tribune


Ce week-end, les adhérents Les Républicains sont appelés à voter pour la présidence de leur famille politique. Certains de nos responsables, habillés en costumes de notables, nous refusaient cette élection. Pourquoi ? Pour que rien ne change ? Par peur de quoi ? De militants assez désintéressés pour rester encore dans les décombres de ce que fut un grand parti de gouvernement ?

Il y a urgence, à droite. Pour la démocratie française d’abord : parce-que nous ne sommes pas condamnés à être représentés et gouvernés par un cartel d’intérêts économiques et sociaux minoritaires. Parce que la droite, quand elle est de droite, est la colonne vertébrale de la Nation. La garantie de la transmission des valeurs de notre pays face à ceux qui, depuis si longtemps, veulent faire table rase du passé ou qui, comme Emmanuel Macron, nient jusqu’à l’existence d’une culture française.

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L’élection européenne fut complètement ratée, en dépit du talent de François-Xavier Bellamy, en dépit aussi de l’unité de notre mouvement, réalisée autour de Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Hervé Morin, François Baroin et Gérard Larcher. Le prix de l’unité ? 8% ! La droite n’est pas le centre, ce n’est pas un syndicat d’élus locaux, ni même le rassemblement de ceux qui sont tentés de trouver du charme au faux-prophète Macron avec ceux qui ont choisi de le combattre.

J’ai 20 ans. J’ai conscience que j’ai plus de devoirs que de droits ; au moins ai-je celui de voir en Julien Aubert l’âme d’un révolté. Depuis longtemps, il a compris que la recette de l’UMP n’avait pas de saveur et nous conduisait à la disparition. Son credo ? Une droite de France ! Gaulliste, populaire, républicaine, patriote, sociale. Une droite qui affirme sa fierté d’être de droite. Il faut oser la rupture dans un parti où l’on ne cherche qu’à défendre des positions locales sans se préparer à exercer le pouvoir. Est-ce être transgressif que de préférer la France à des baronnies ou des principautés ?

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J’ai vu dans cette campagne des jeunes et des anciens qui se prenaient à croire au miracle, enfin. Celui de la renaissance ! La renaissance d’une vieille idée qui a tout d’une jeune : le patriotisme. Dans cette campagne, j’ai vu des yeux briller, chez des Français de nos terroirs abandonnés et de métropoles triomphantes. Dans cette campagne, j’ai vu les Français dont me parlaient les anciens du RPR, quand celui-ci ressemblait à la France.

C’est le moment de la révolte de la droite. C’est le moment de se lever, de renverser la table. Ce n’est plus l’heure des capitulations. C’est l’heure du panache, d’une droite mousquetaire, c’est l’heure de franchir le Pont d’Arcole.

Alors, ensemble, osons enfin la droite !

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