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Ce terrorisme qui accompagne la terreur urbaine

L'analyse d’Ivan Rioufol


Ce terrorisme qui accompagne la terreur urbaine
Limoges, 18 octobre © YAN LERVAL/SIPA

Hodeï Docampo Ciarra, 34 ans, fiché S, connu pour son militantisme écologiste radical, est le principal suspect de l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges. Proche du collectif Les Soulèvements de la Terre, il possède un casier judiciaire lié à des actions violentes, notamment une condamnation en appel pour avoir frappé un policier lors d’une manifestation en 2024.


Interpellé par le Raid au domicile de ses parents, il est issu d’une famille d’activistes — son père ayant déjà été condamné pour des dégradations — et se trouve actuellement entendu par la sous-direction antiterroriste. Gauchisme (dont certains affirment que la base arrière se situe dans les campagnes limousines et plus particulièrement sur le plateau de Millevaches) et islamisme sont deux mouvances distinctes qui peuvent s’allier et veulent en découdre avec la démocratie, rappelle notre chroniqueur Ivan Rioufol dans son analyse.


De la terreur urbaine au terrorisme, il n’y a qu’un pas. Hier, un fiché S affilié à l’extrême gauche a été interpellé par le Raid, après l’incendie de la mairie de Limoges (Haute-Vienne), lors des émeutes du 17 octobre. Hodeï Docampo Ciarra, 34 ans, serait proche des Soulèvements de la Terre. Le militant aurait également des liens avec les camps d’entraînements terroristes du plateau des Millevaches, dans le Massif central.

Hier sur RTL, David Lisnard, candidat à la présidentielle, a dénoncé l’occultation de telles bases arrière de groupes armés. Il a précisé : « On a aujourd’hui un certain nombre d’ex-zadistes de Notre-Dame-des-Landes, de Black-Blocs et de personnes qui viennent de l’étranger qui se retrouvent dans certains villages sur le plateau de Millevaches. Des individus se regroupent, s’entraînent à la guérilla urbaine, acquièrent du matériel lourd et d’attaque contre les policiers et se préparent à la garde à vue, et donc à la lutte urbaine. » Selon Lisnard, Jean-Luc Mélenchon irait « en pèlerinage chaque 11 novembre » sur place. Si le lien entre ce terrorisme anticapitaliste et le terrorisme islamiste n’a pas été établi à ce jour, les deux idéologies se rejoignent dans la même détestation de l’Occident, de la France, de la République. En novembre 2019, Mélenchon s’était joint à l’organisation islamiste du CCIF pour participer à une manifestation contre l’islamophobie. Depuis, LFI a consolidé ses relations avec le frérisme, dans le but de flatter la « nouvelle France » arabo-musulmane et son palestinisme. La macronie, qui se dit assiégée par les ingérences russes, n’a pas pris la mesure de sa détestation auprès de ces deux ennemis intérieurs – le gauchisme et l’islamisme – qui veulent en découdre avec la démocratie.

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Dans ce contexte explosif, l’effondrement du pouvoir, tel qu’il est apparu ce week-end, est vertigineux. Les pillards (3 000 commerces touchés selon les dernières évaluations) ne sont pas seulement des frustrés de la société de consommation, comme les présentent des esprits paresseux. Ils sont, pour beaucoup, les bras armés de la terreur. Si les hordes barbares ont surtout attaqué des biens, certaines personnes ont également été agressées ou menacées. Des portes d’immeubles ont été forcées. Des incendies y ont été provoqués. La peur s’est installée dans bien des esprits. Présenter ces « jeunes » comme des décervelés ne prend pas en compte leur lavage de cerveaux, via TikTok, par l’islamosphère et son désir de revanche sur la France coloniale. L’acte terroriste qui a frappé la mairie de Limoges pourrait mimétiquement en appeler d’autres, en s’appuyant cette fois sur des sicaires embrigadés. À moins que l’État ne sorte de sa torpeur. Dans La psychologie des foules (1895), Gustave Le Bon remarque : « Toujours prête à se soulever contre une autorité faible, la foule se courbe avec servilité devant une autorité forte ». Il est certain que les jeunes pilleurs maghrébins ou africains n’oseraient pas le moindre écart au pays de leurs parents. Les rassemblements de samedi diront si l’Élysée a repris les commandes. Sinon, il appartiendra aux Français d’exprimer, par des manifestations de masse, leur refus de se faire humilier plus longtemps.

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Journaliste, éditorialiste, essayiste. (ex-Le Figaro, CNews, Causeur)

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