Un affidé de Bonnet d’âne* m’envoie le conte ci-après. Ma foi, il pourrait faire un codicille intéressant aux chroniques de Patrick Rambaud, que je salue si par hasard il me lit. Alors, et bien que de toute évidence il ait germé dans le cerveau d’un adversaire résolu de Not’Bon Maître, sur lui la paix et la bénédiction, et parce que « Raoul de Massalia » dont il chante indûment les louanges a été mon condisciple, avec un léger décalage, au lycée Saint-Charles de Marseille, je le propose à la communauté du Bonnet, qui vaut bien celle de l’Anneau… 


Or doncques, il advint que le royaume du jeune et sémillant monarque Manu-Henri III et de la reine-mère Catherine de Macaron fut frappé par la peste venue des Indes et du Royaume de Siam. Les sujets de Sa Majesté n’en mouraient pas tousse, mais tousse étaient frappés.

Le couvre-feu fut bientôt déclaré sans que cela ralentît la diffusion du fléau : en effet, dans les faubourgs des grandes cités du royaume, les jeunes revêtus de houseaux Nike et portant un chaperon en guise de couvre-chef continuaient à circuler en toute impunité pour se livrer à leurs activités favorites — pillages, commerce de poudre du Levant, incendie de carrosses et lapidation de la maréchaussée — sous l’œil paternel et bienveillant des magistrats.

Comme le royaume manquait de gantelets et de heaumes pour se protéger des miasmes mortels, le nombre des victimes s’accroissait chaque jour, surtout parmi les vieillards déjà affaiblis par le jeûne consécutif à la baisse des retraites décidée par Sa Majesté, dans sa grande sagesse.

Devant l’urgence de la situation, le royaume réagit comme il l’avait toujours fait : on convoqua les États Généraux des carabins chargés de nommer commissions et sous-commissions afin d’aboutir à la constitution d’un collège d’experts qui rendrait un rapport préliminaire d’ici 2 à 3 ans.

C’est alors qu’un vieil alchimiste provençal surnommé Raoul de Massalia prétendit…

 

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