Élevé par son oncle André, Alain Malraux nous fait partager la vie, le décor et la conversation des amis illustres de sa famille. Autant d’artistes incarnant l’esprit cosmopolite propre aux exilés et aux aventuriers du XXème siècle.


« À défaut de génie, il faut avoir de la mémoire… », m’a dit Alain Malraux lorsque je lui ai demandé pour quelle raison il avait écrit ce nouveau livre, après L’Homme des ruptures et Les Marronniers de Boulogne. De la mémoire, Alain Malraux en a – de toute évidence –, mais au fil de ses livres qui ne cessent d’explorer une jeunesse hors du commun passée à l’ombre du grand homme, cet oncle qui l’éleva comme son père dès sa naissance, André Malraux donc, s’impose un autre constat : son indéniable talent de conteur. En suivant sa plume, on arpente ici le cercle des Malraux comme on chemine dans une galerie de portraits. Une vingtaine de figures y sont encadrées d’amour parfois, de bienveillance toujours, et nous permettent de traverser le XXe siècle avec son cortège d’horreurs, d’abjections, de nuances et de subtilités.

Si André Malraux n’a jamais eu de « familiers », il entretenait des amitiés sincères scellées par une estime réciproque. Cette nature de relation, qui permet de se jouer des années d’éloignement, des brouilles et parfois même des désaccords profonds, permit au jeune Alain d’aller visiter, quand il n’était pas déjà leur intime, des personnalités au caractère bien trempé pour tenter de mieux les connaître et d’en savoir davantage sur son temps. Hommes p

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Juin 2020 – Causeur #80

Article extrait du Magazine Causeur

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