Soudain, du cinéaste japonais, Ryusuke Hamagushi, est un film aussi long que déprimant.

Il fut l’une des coqueluches du Festival de Cannes – ses deux comédiennes ont même reçu ex aequo le prix d’interprétation féminine (Virginie Efira et Tao Okamoto). Soit un de ces emballements compassionnels dont on se demande ce qu’il cache. D’une durée de trois heures et seize minutes (oui, oui…), Soudain, du cinéaste japonais Ryusuke Hamagushi, porte bien mal son titre. Rien de soudain dans cette longue, longue, longue plongée dans la vie professionnelle au quotidien d’une directrice de maison de retraite en banlieue parisienne.
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Sa raison de vivre ? Elle veut mettre en place « l’humanitude », soit une méthode bel et bien existante de soins « bienveillants » dont le nom même et la désolante platitude thérapeutique semblent avoir été inventés par Ségolène Royal. Le reste est à l’avenant avec des conversations en japonais interminables, quand elles ne prennent pas la tournure d’un exposé au tableau sur les méfaits du capitalisme et la façon d’y mettre un terme. Rarement le spectateur n’aura eu autant l’impression d’être « au bout de sa vie » dans cet Ehpad sur grand écran.




