Baudelaire, qui s’y connaissait, avait assez vite cerné ce qui fait l’essence de la jeune fille dans Mon cœur mis à nu : « Une petite sotte et une petite salope ; la plus grande imbécile unie à la plus grande dépravation. Il y a dans la jeune fille toute l’abjection du voyou et du collégien. » Le problème, c’est que la jeune fille devient assez vite une femme et que là, c’est encore pire. Baudelaire, encore: « La femme a faim, et elle veut manger ; soif, et elle veut boire. Elle est en rut, et elle veut être f… Le beau mérite ! La femme est naturelle, c’est-à-dire abominable. »

Des Femmes admirables d’Olivia Resenterra (PUF).
Dictionnaire des emmerdeuses de Patrick Gofman (Grancher).

*Photo : reallocalcelebrity.

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Jérôme Leroy
Écrivain et rédacteur en chef culture de Causeur. Derniers livres parus: Nager vers la Norvège (Table Ronde, 2019), La Petite Gauloise (Folio Policier, 2019)
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