La cinquième république, surtout entre les mains de Macron, est devenue un régime archaïque et antidémocratique.


La chose qu’à titre personnel, j’aurais eu le plus de mal à  supporter, depuis le mois de mars de l’année dernière, c’est le caractère divin de la parole présidentielle, la manière dont l’ensemble de la population est suspendue aux  discours de Macron à 20 heures tapantes. Qui est Macron, à ce moment-là ? Le président élu, certes. Mais c’est aussi un homme seul derrière son bureau qui a décidé en dernier ressort de ce qu’il serait possible de faire et de ce qui ne le serait pas. Il décide si vous pourrez aller travailler, et comment. Si vous irez à l’école et comment. Il décide même, jusqu’au ridicule, de ce que vous pourrez consommer ou pas. L’infantilisation est totale.

 Le conseil de défense, « the place to be »

C’est la constitution de la Vème république qui lui donne ce pouvoir exorbitant et humiliant pour les citoyens d’une démocratie. Elle a été voulue par De Gaulle mais De Gaulle était un géant, comme Gargantua. Le géant, parce qu’il est sûr d’être un géant, n’hésite pas à limiter son pouvoir de lui-même.

Jusqu’à la sinistre réforme du quinquennat, il y avait par exemple la possibilité que la majorité change à l’assemblée en cours de mandat. Cela avait l’avantage de religitimer ou pas l’action du président. Désormais, depuis Chirac, le président a autant de pouvoir pendant cinq ans, plus peut-être, qu’en avait un roi de France qui lui au moins, avait en guise de légitimité le droit divin et des siècles d’Histoire. Et puis De Gaulle, le jour où un referendum l’a désavoué, il est parti. Il avait même failli partir dès 1965 quand lors de la première élection au suffrage universel, il ava

Article réservé aux abonnés

60 % de l’article reste à lire…

Pour poursuivre la lecture de cet article Abonnez-vous dès maintenant.

ABONNEMENT 100% NUMERIQUE
  • Tout Causeur.fr en illimité
  • Le magazine disponible la veille de la sortie kiosque
  • Tous les anciens numéros
3 €80par mois
Lire la suite