Et maintenant les œufs… Après un certain nombre de scandales alimentaires, les œufs contaminés au Fipronil ont occupé une bonne partie de l’actualité estivale. Ainsi le pauvre consommateur de Jacques Prévert, déjà triste, se trouvait-il en plus en danger de mort ?

Il est terrible – le petit bruit de l’œuf dur cassé sur un comptoir d’étain – il est terrible ce bruit – quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim…

L’oeuf, symbole de vie…

Pourtant, sans vouloir minimiser la chose, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait signalé dès la mi-août : « Compte tenu des concentrations de Fipronil observées (…), le risque de survenue d’effets sanitaires apparaît très faible. » L’œuf, et son éventuelle corruption, seraient-ils alors investis d’une charge symbolique particulière ? C’est ce que pensait René Daumal en écrivant : « Le poème qui n’est pas écouté devient un œuf pourri. »

On comprendra ainsi peut-être mieux l’émoi médiatique, et sa part d’inconscient, autour de l’œuf, méta

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Septembre 2017 - #49

Article extrait du Magazine Causeur

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