Les Français subissent les conséquences délétères et combinées d’un libéralisme bruxellois destructeur d’emplois et d’un État obèse incapable de remplir ses missions régaliennes.


Que ceux qui pensent que ce pays va bien nous donnent la composition précise de leurs antidépresseurs. Les malheureux ne disposant pas d’une ordonnance idoine, condamnés à la lucidité, attribueront quant à eux une racine commune aux maux qui affligent l’hexagone : pour une part majoritaire et grandissante de Français, il s’agira du libéralisme (version ultra ou néo), alors qu’une forte minorité désignera l’étatisme gaulois comme responsable de la déroute en cours. Les tenants de la première explication blâmeront en premier chef l’ultralibéralisme de Bruxelles, tandis que les seconds dénonceront le poids de la sphère publique en France. Et si au lieu de s’opposer, ces deux visions se révélaient non seulement exactes, mais également compatibles ?

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