Photo : The US Army

Vers 18 heures, quand le soleil descend sur les montagnes, le trafic sur Jalalabad Road, en direction de Kaboul, se densifie. Les voitures civiles et militaires, les 4×4 blindés des contractors et les charrettes des éboueurs avancent au pas. Soudain, les silhouettes sombres et lourdes des hélicoptères de l’armée américaine se détachent sur le ciel, en silence, évoquant Apocalypse Now. Magnifique et triste. « Autrefois, les gars qui rêvaient d’une vie aventureuse s’engageaient à la Légion étrangère. Aujourd’hui, ils choisissent d’être contractors », me confie R., un ancien des Forces spéciales britanniques qui, depuis la deuxième guerre en Irak, travaille pour ce qu’on appelle pudiquement une « société militaire privée ». Mais R. se trompe. La guerre n’est plus une aventure, que ce soit pour les soldats de fortune ou pour leurs collègues et « concurrents » portant l’uniforme d’une armée régulière. Elle fait partie d’un plan de carrière – une carrière à risque, mais c’est une autre affaire…

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